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Une soirée avec Gabriel Nadeau-Dubois

23 février 2013

GNDLe 13 février dernier, l’Association de Mercier de Québec solidaire a invité Gabriel Nadeau-Dubois à prononcer une conférence sur «Les suites de la crise à l’aube du sommet sur l’éducation» dans le cadre d’une assemblée générale. J’y étais…

La conférence qu’il a donnée correspond en gros à la lettre que Le Devoir a publiée le lendemain, mais en mieux! Je vais tenter d’en résumer la teneur.

La conférence

Il a commencé sa conférence en précisant que si le mouvement étudiant a gagné une bataille à la suite des nombreuses manifestations de l’an dernier, il n’a pas gagné la guerre. Il considère que le sommet organisé par le PQ n’est qu’une opération de relations publiques qui évacue le fond de la question. On y parlera de sous, de gouvernance et d’autres sujets pas du tout futiles, mais on passera à côté de l’enjeu principal, la privatisation (d’autres parlent de marchandisation) de l’université.

Certains semblent aujourd’hui trouver que la revendication pour la gratuité scolaire est utopique, mais pourtant le rapport Parent, dans les années 1960, le recommandait. Même le PLQ le promettait à l’époque! Le gel des droits de scolarité n’était qu’une façon de s’en approcher. Mais, ce qui marque la position des recteurs est leur volonté de mettre l’université au service des entreprises.

Le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton a d’ailleurs déjà dit clairement que «les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises». Et il n’est pas le seul à associer l’université uniquement aux besoins des entreprises et du marché du travail. Les fameuses universités de «calibre mondial» que cherchent à imposer les recteurs sont en fait les universités des États-Unis. Or, voulons-nous vraiment de ce genre d’université?

Chris Hedges, dans son livre L’empire de l’illusion : la mort de la culture et le triomphe du spectacle, a consacré un chapitre à l’illusion du savoir (auquel j’ai déjà consacré un billet) qui porte justement sur l’évolution des universités de ce pays :

  • les droits de scolarité ont explosé, mais elles n’embauchent pas plus de professeurs;
  • la rentabilité prime sur toute autre considération;
  • le nombre de diplômés en sciences humaines a fondu pendant que ceux en sciences de la gestion augmentaient en flèche;
  • les professeurs ne comptent plus que pour 35 % du corps professoral, encore moins qu’au Québec où on se plaint justement de la baisse de leur proportion;
  • la dette des étudiants atteint le billion de dollars (mille milliards, ou un trillion en anglais) et constitue selon bien des observateurs la prochaine bulle qui éclatera.

Bien d’autres auteurs (dont Paul Krugman) considèrent que les universités sont indirectement responsables de la crise, car on n’y enseigne dans bien des départements d’économie que les faussetés de l’économie néolibérale. Notre conférencier s’étonne (rhétoriquement…) que le PQ, un parti nationaliste, appuie ainsi l’américanisation de nos universités. Veut-il vraiment des répliques de Harvard et de Berkeley ou un réseau qui reflète vraiment notre culture?

Il est ensuite revenu sur la gratuité en illustrant la contradiction de Pierre Fortin (que j’ai moi aussi soulevée) qui prétendait il y a deux ans qu’une hausse des droits de scolarité n’aurait aucun impact sur la fréquentation scolaire et qui affirme maintenant avec autant de certitude que la gratuité attirerait entre 22 000 et 27 000 étudiants de plus, une hausse de plus de 10 %! Il a aussi fait remarquer que le PQ a adopté un budget encore plus austère que les conservateurs, visant l’équilibre budgétaire dès l’an prochain tandis que les conservateurs se donnent un an de plus. Il conclut que le PQ a deux choix : revenir à la sociale démocratie de ses débuts ou avouer clairement qu’il ne vise plus la justice sociale.

Les questions

La période de question après une conférence est le moment le plus hasardeux. Cela peut être excellent comme pénible… Ce soir-là, ce fut excellent!

Voici en vrac les sujets abordés :

  • la grande différence du taux de diplomation universitaire selon les régions : il a convenu que c’était un enjeu peu abordé, mais drôlement important, les universités permettant non seulement de former les jeunes de ces régions, mais aussi de développer des activités qui peuvent les inciter à rester dans ces régions;
  • l’assurance-qualité : un autre moyen, pour lui, d’uniformiser les universités dans le modèle des États-Unis au moyen d’indicateurs qui lui sont liés;
  • printemps dernier et indépendance : il a confirmé que le mouvement étudiant ne voulait pas mêler ces deux enjeux, mais a convenu que bien des étudiants appuyaient l’indépendance, ce qui n’est sûrement pas étranger à l’apparition de nombreux symboles indépendantistes durant les manifestations et l’absence de symboles canadiens;
  • gratuité : pour lui, ce n’est pas qu’une question d’accessibilité, mais aussi de rempart contre la marchandisation de l’université, car la gratuité éloignerait le lien entre le prix et la consommation, entre l’investissement et le rendement attendu;
  • il ne s’attendait pas au début à un tel appui à la grève, mais, pour répondre à une question dans ce sens, il a mentionné comme facteurs de mobilisation le fonctionnement démocratique des assemblées et des décisions, l’importance de l’enjeu et la répression du gouvernement;
  • quelques interventions ont porté sur l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AÉCG) : le lien avec le conflit du printemps dernier peut sembler bien indirect, mais la philosophie derrière l’augmentation massive des droits de scolarité et la marchandisation de l’éducation est la même.

Après son allocution, Gabriel est resté jusqu’à la fin de l’assemblée qui s’est terminée une heure et demie plus tard, et a accompagné les assoiffés dans un bar pour terminer la soirée…

Et alors…

Selon les organisateurs à qui j’ai posé la question après la réunion, cette soirée fut un succès! Entre 110 et 120 personnes ont assisté à la conférence et au moins 80 sont restés jusqu’à la fin de l’assemblée, qui a aussi permis de mieux connaître le porte-parole et président par intérim de QS, André Frappier. Et tous sont sortis satisfaits de leur soirée.

Ce que j’ai le plus apprécié de la conférence de M. Nadeau-Dubois est la structure de sa présentation. Non seulement a-t-il l’éloquence des plus grands tribuns, mais il sait organiser sa pensée pour permettre à l’assemblée de suivre facilement les différentes étapes de sa conférence. Et cela, ce n’est pas donné à tous!

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14 commentaires leave one →
  1. 23 février 2013 13 h 02 min

    Un autre enjeu en lien avec l’éducation supérieure qu’il serait intéressant d’aborder…

    « Une étude réalisée par l’Institut de recherche sur le français en Amérique, parue en 2010, a fait la lumière sur les taux de rétention des finissants de différents programmes et universités du Québec. Il en ressort que les diplômés issus des universités anglophones quittent le Québec dans une proportion cinq fois plus grande que les étudiants formés dans les universités francophones. Les universités anglophones forment donc une main-d’oeuvre plus encline à travailler à l’extérieur du Québec. Cela s’explique en partie par le fait qu’au sortir de leur formation, plusieurs étudiants ne maîtrisent pas la langue de Molière et savent encore moins l’écrire, par conséquent, ils sont tentés, ou même forcés, de quitter le Québec. »

    http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201302/22/01-4624566-les-universites-anglophones-financees-demesurement.php

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  2. 23 février 2013 13 h 49 min

    Je n’ai pas trouvé l’étude dont parlent les auteurs de ta citation. Je me demande simplement quelle proportion des diplômés issus des universités anglophones qui quittent le Québec sont des étudiants étrangers ou canadiens des autres provinces, qui payent en passant des droits de scolarité drôlement plus élevés (sauf ceux qui proviennent de pays avec lesquels le Québec a une entente). Si les auteurs trouvent que ces ententes sont mauvaises, c’est elles qu’il faudrait remettre en question.

    En passant, rien à ajouter sur le résumé de mon billet?

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  3. Richard Langelier permalink
    23 février 2013 19 h 26 min

    Je me souviens que Pauline Marois (alors ministre de l’Éducation ou des Finances?) avait annoncé une hausse des droits de scolarité universitaires. Les étudiants s’étaient mobilisés. Elle avait trouvé un solution: les étudiants des autres provinces devraient payer des frais équivalant à ceux de la moyenne des autres provinces canadiennes. Par la suite, la direction de l’Université McGill a annoncé qu’elle ne ferait pas d’efforts particuliers pour vérifier si l’adresse du logement à Montréal donnée par les étudiants correspondait à leur adresse permanente. Dans le fond, cette direction n’avait peut-être pas tort: ce n’est pas son rôle de jouer à la police. Par contre, quand elle insiste pour faire augmenter les frais de scolarité parce qu’elle veut être « une université d’excellence » pour concurrencer les universités américaines, là, je m’insurge.

    Guy Bertrand voulait contester ce règlement jusqu’à la Cour suprême, en plaidant la tradition de générosité du Québec, mais il est redevenu souverainiste.

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  4. 23 février 2013 20 h 04 min

    «elle veut être « une université d’excellence » pour concurrencer les universités américaines, là, je m’insurge.»

    Moi aussi!

    «mais il est redevenu souverainiste.»

    Pour combien de temps? 😉

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  5. Richard Langelier permalink
    23 février 2013 20 h 21 min

    Je ne juge pas les gens de Québec selon la personnalité de Guy Bertrand, mais uniquement selon le fait qu’ils applaudissaient Dale Hunter lorsqu’il cassait son hockey sur la tête de nos Habitants. Blague à part, je sais qu’il y a des gens de gauche, féministes, écologistes et altermondialistes à Québec, mais je suis resté accroché au discours des pensionnaires au Collège de Victo, dont le père avait un bureau d’avocats sur la Grande-Allée: « le gens de la basse-ville sont pauvres parce que le bonhomme boit sa paie ». Si j’avais fait mon classique à Montréal, je suppose que j’aurais entendu: « les gens de St-Henri… »

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  6. Richard Langelier permalink
    23 février 2013 21 h 58 min

    Hier, à l’émission 24 heures en 60 minutes, Michel Poitevin professeur au département de « sciences économiques » de l’Université de Montréal, débattait avec Simon Tremblay-Pépin de l’IRIS. Poitevin a eu le dernier tour de parole. Il ne trouvait pas normal que les contribuables qui ont des revenus supérieurs à la moyenne, sans être passés par l’université, aient à faire un effort fiscal pour maintenir des frais de scolarité moins élevés que dans les autres provinces canadiennes. Pour certains professeurs de sciences économiques, ce semble très difficile de comprendre que nos revenus dépendent, en partie, de l’organisation de la société et que chacun doit participer au financement de cette organisation, selon le principe : les dollars vitaux ne sont pas imposés (grâce aux crédits d’impôt de base), que les dollars suivants le sont à un certain pourcentage et les dollars de moins en moins essentiels, à un pourcentage supérieur. Si tout un chacun ne veut pas payer pour les routes qui conduisent de la forêt à la scierie de Lebel-sur-Quévillon, puis dans les quincailleries ou les industries de meuble, parce que lui ne doit pas son revenu à ces routes-là, si tout un chacun ne veut pas payer pour l’hôpital de Gaspé, nous aurons une drôle de société.

    Simon Tremblay-Pépin a bien illustré que cette transformation de l’étudiant en agent calculateur n’est pas très humaniste. L’étudiant qui s’intéresse au travail social ou à la psychologie devrait faire le calcul : « si j’investis pour étudier en médecine ou en art dentaire, au cours de ma carrière, je gagnerai X$ ». Pour ma part, je n’aimerais pas me faire driller une dent ou passer sous le bistouri par un tel agent calculateur.

    Il me semble qu’un professeur d’université devrait être plus rigoureux intellectuellement qu’un animateur de radio poubelle. Un prof de physique qui affirmerait qu’Enstein et Planck n’ont rien apporté et qu’il faut s’en tenir à la physique newtonienne se ferait rabrouer. Là, nous avons des profs d’économie qui ne savent pas que les classiques contestaient l’arbitraire féodal européen, que Marx a voulu montrer les limites de cette critique [1], que les néo-classiques ont fait des hypothèses simplificatrices pour appliquer le calcul différentiel, que Keynes en a fait une critique, etc. Déprimant! Déprimant!

    [1] En chemin, il s’est « enfargé » dans les problèmes ricardiens. Le livre III du Capital a été rédigé à 80% par Engels et Kautsky, puisque Marx avait réécrit des manuscrits qu’il jetait dans le bac de recyclage. Ne riez pas, il a écrit : « le rapport des hommes à la nature reflète leurs rapports bornés entre eux. » Aujourd’hui, taperait-il à 2 doigts sur un Pentium 4 comme moi, ou sur un Mac portable comme les gens de mon entourage que je considère « membres de la grande bourgeoisie »? Je suppose qu’il n’embrasserait pas ma philosophie de la misère.

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  7. 23 février 2013 22 h 36 min

    «Il ne trouvait pas normal que les contribuables qui ont des revenus supérieurs à la moyenne, sans être passés par l’université, aient à faire un effort fiscal pour maintenir des frais de scolarité moins élevés que dans les autres provinces canadiennes»

    Je sais, je l’ai entendu. Et s’il n’a pas d’enfants, doit-il payer pour que les écoles primaires soient gratuites (mais, il en a profité, ce qui limite la pertinence de la comparaison…)? Et s’il est moins malade que les autres, devrait-il payer moins pour le système de santé? Il s’agit donc d’un sophisme. Les personnes riches qui n’ont pas été à l’université ont bénéficié et bénéficient encore des services publics, pour la formation de leur personnel (dont une partie a dû aller à l’université), pour les routes (et pas seulement les compagnie minières!), pour la protection de leur biens (justice, police, etc.) et, encore plus que tout, pour la création de droits de propriété si étendus.

    «Pour ma part, je n’aimerais pas me faire driller une dent ou passer sous le bistouri par un tel agent calculateur.»

    Je me suis fait la même remarque. Je me demande même parfois si ma dentiste n’invente pas des caries… Je ne crois pas (c’est une boutade), mais une dentiste avec cet esprit pourrait bien le faire. Déjà, on reproche aux universités de ne pas assez tenir compte de l’humanisme et de l’empathie dans leurs critères de sélection, alors, avec ce type de personne, ce serait de fait encore pire.

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  8. 24 février 2013 1 h 43 min

    « En passant, rien à ajouter sur le résumé de mon billet? »

    Je crois que vous avez très bien résumé la chose! Mentionnons tout de même le fait que GND adore étaler longuement ses réponses 😉

    « mais, il en a profité, ce qui limite la pertinence de la comparaison »

    À moins qu’il n’ait fréquenté une école privée! Je crois que ces gens cachent très bien leur jeux; pour l’instant, ils tatonnent le terrain de l’université avec leur idéologie afin de voir à quel point le public y est réceptif. Loin de moi l’idée d’un complot, je dis simplement que s’ils offraient une réponse véritablement honnête à une telle question, ils avoueraient leur refus de payer pour la moindre parcelle de service public.

    « Les personnes riches qui n’ont pas été à l’université ont bénéficié et bénéficient encore des services publics »

    C’est amusant de voir à quel point ces économistes orthodoxes aiment évacuer toute la partie théorique concernant les externalités, positives ou négatives, de leurs « sciences économiques » et ce, particulièrement lorsqu’il s’agit de parler d’enjeux universitaires. C’est un exemple fictif parmi tant d’autres mais je serais tenté de croire qu’une société qui mise d’abord sur le potentiel académique de ses citoyens plutôt que sur leur capacité financière lorsque vient le temps de la sélection universitaire parviendra à trouver un remède pour le cancer beaucoup plus vite que si elle avait emprunté le chemin inverse.

    Mais nooooon!!! Seul l’étudiant, pardon, client bénéficie de sa formation universitaire!

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  9. 24 février 2013 10 h 11 min

    @ pseudovirtuose

    «À moins qu’il n’ait fréquenté une école privée! »

    Je sais que c’est une boutade, mais je tiens à préciser que, même là, ces écoles sont fortement subventionnées.

    «Seul l’étudiant, pardon, client bénéficie de sa formation universitaire!»

    Dans la dernière étude du CIRANO (http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2013RB-01.pdf), dont un des auteurs a croisé le fer avec Simon Tremblay-Pepin à RDI (24 heures en 60 minutes, Richard et moi en parlions hier dans des commentaires sur cette page), on parle des avantages pour la société. Sauf que, comme les auteurs ne trouvent pas vraiment le moyen d’évaluer précisément les impacts sur le reste de la communauté, ils la sous-évaluent, selon moi. Et, ça demeure une vision utilitariste, basée uniquement sur des données quantitatives.

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  10. 24 février 2013 14 h 27 min

    « ils la sous-évaluent »

    Cela me fait penser à Martin Coiteux qui disait à peu près la même chose : « personne n’est capable de quantifier adéquatement ces externalités positives mais ce qu’on sait, c’est qu’elles ne justifient pas le fait de subventionner à plus de 85% l’éducation supérieure » ou quelque chose du genre. La contradiction m’apparaît plutôt énorme.

    « ça demeure une vision utilitariste, basée uniquement sur des données quantitatives »

    Sur quelle autre base épistémologique souhaiteriez-vous aborder ce sujet?

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  11. 24 février 2013 14 h 55 min

    «La contradiction m’apparaît plutôt énorme.»

    En effet. On ne sait pas comment les évaluer, donc ce n’est pas assez important!

    «Sur quelle autre base épistémologique souhaiteriez-vous aborder ce sujet?»

    Sur des conséquences, comme les indices Vivre mieux et autres. On sait que le Québec était en tête dans cet indicateur avec les données de 2010 environ (https://jeanneemard.wordpress.com/2012/02/23/la-droite-et-les-bonnes-nouvelles/). Sans pouvoir savoir exactement pourquoi nous avons eu de bons résultats dans ces indicateurs, il semble clair que ce que nous faisions n’était pas si mal…

    Les Coiteux et Dubuc de ce monde prétendent que, comme les recettes que nous avons adopté fonctionnent bien, il ne faut pas aller dans le sens de ce qui nous distingue des autres (droits de scolarité plus bas, plus de services publics, impôts plus élevés, etc.), mais changer de direction vers les bas niveaux d’impôts et la hausse des tarifs, soit vers les solutions adoptées par les pays qui se classent mal!

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  12. 24 février 2013 20 h 21 min

    « Sur des conséquences »

    Je ne suis pas sûr de saisir la nuance entre utilitarisme et conséquentialisme.

    « comme les indices Vivre meiux et autres. »

    N’est-ce pas également des données quantitatives?

    « Sans pouvoir savoir exactement pourquoi nous avons eu de bons résultats dans ces indicateurs, il semble clair que ce que nous faisions n’était pas si mal… »

    C’est simplement dommage qu’il soit impossible d’établir clairement des relations de causalité entre tous ces facteurs.

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  13. 24 février 2013 20 h 38 min

    «Je ne suis pas sûr de saisir la nuance entre utilitarisme et conséquentialisme.»

    Moi non plus! Mais, en général, l’utilité dont on parle en économie ne repose que sur des indicateurs monétaires. Cela dit, je me trompe peut-être…

    «N’est-ce pas également des données quantitatives?»

    Oui, mais non monétaires. Et je suis d’accord qu’elles ne tiennent pas compte de réalités plus qualitatives que quantitatives. Mais, au moins, ils ratissent plus large.

    «C’est simplement dommage qu’il soit impossible d’établir clairement des relations de causalité entre tous ces facteurs»

    C’est pour moi un des attraits des sciences sociales, dont l’économie, l’incertitude. En effet, même les corrélations qu’on peut établir ne sont pas nécessairement stables d’un endroit à l’autre ni d’une époque à l’autre.

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  14. 27 février 2013 12 h 23 min

    Je préfère le terme « privatisation » au terme « marchandisation ». À partir du moment où il y a des notes et des critères d’admissiion, il y a toujours marchandisation.

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