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Les revendications féministes sont (encore) nécessaires!

18 mai 2013

feminismeEn rédigeant ce billet sur le féminisme, j’avais d’abord pensé le titrer autrement que par une simple affirmation. Ensuite, je me suis remémoré les conseils rapportés par Darwin lors d’un précédent billet sur la réfutation des mythes; il vaut mieux énoncer les faits véridiques plutôt qu’en dénoncer les suppositions relatives erronées.

L’idée d’écrire sur le féminisme m’est venue en tête lors de la rédaction d’une autre de mes publications portant sur les citations de Margaret Thatcher, celle-ci désavouant assez clairement l’activisme féministe («C’est un poison!»).

Préambules

Habituellement, je considère comme étant fallacieuse l’utilisation des anecdotes. Cela est sans compter que certains de leurs colporteurs ont parfois tendance à commettre des généralisations hâtives en se basant sur ces dernières. Cependant, certaines valent parfois la peine d’être relevées et mentionnées, ne serait-ce que pour tâter le pouls d’une situation particulière sans pour autant tenter d’en déduire systématiquement des conclusions et certitudes hautement généralisables.

Ainsi, je compte présenter un certain nombre d’exemples propres à des démonstrations éloquentes laissant envisager une possibilité : plusieurs formes d’inégalité (sociales, salariales, hiérarchiques, etc.) entre les hommes et les femmes sont toujours présentes à travers l’ensemble de la société occidentale.

Sexisme décomplexé

Un nouveau concept d’émission de télévision a récemment soulevé la controverse en Europe :

«[toutes les citations sont des traductions libres] Des femmes s’y présentent vêtues d’une robe de chambre pour ensuite être jugées devant deux hommes, assis sur un plateau désert et éclairé d’une lumière vive. Les modèles retirent ensuite leurs robes pendant que l’animateur Thomas Blachman, également créateur du concept, et son invité évaluent leurs silhouettes.»

Selon Blachman, le corps de la femme «a soif des mots d’un homme» alors que les critiques parlent toutefois d’une «émission ignoble, encourageant l’usage de commentaires désobligeants à propos du corps de la femme, en plus d’être sexistes et humiliants». Le plus étonnant dans cette histoire est que l’émission est d’origine danoise! Le Danemark est pourtant régulièrement cité à titre de pays progressiste dont les politiques sociales ont contribué largement à l’avancée – bien qu’incomplète – du rôle des femmes au sein de la société et de l’économie danoises.

Citons également le cas de la National Rifle Association (NRA) aux États-Unis, célèbre et puissant lobby d’armes à feu. Celle-ci s’est récemment affiliée à une compagnie vendant des mannequins de tirs dont les prétentions (ironiques?) à l’anti-sexisme demeurent stupéfiantes :

«En plus de l’Ex Girlfriend Zombie, nous vendons 15 zombies hommes, 5 zombies animaux et 2 extraterrestres… discriminer les femmes en ne les représentant pas au sein de notre choix de produits serait tout simplement sexiste.»

Plusieurs remontrances mériteraient d’être formulées à l’égard de la vente d’un produit aussi haineux, violent, sexiste (oui!) et dégradant… mais les mots me manquent!

Pas de rondeurs!

Un des récents exemples les plus frappants de sexisme, combinant misogynie et stigmatisation de certains traits physiques, à la limite de l’eugénisme, fut l’exclusivité de certaines tailles de vêtements produites par la compagnie Abercrombie & Fitch :

«Le détaillant pour adolescent Abercrombie & Fitch n’offre pas de taille XL ou XXL dans ses départements de vêtements pour femmes parce qu’il ne souhaite pas voir de femmes en surpoids porter sa marque.»

À l’opposé de la majorité de leurs concurrents, la compagnie américaine se veut très sélective dans le choix de sa clientèle. D’ailleurs, son pdg a déjà déclaré en 2006 :

«Voilà pourquoi nous engageons de belles personnes dans nos magasins. Car les belles personnes attirent d’autres belles personnes et nous voulons cibler les personnes belles et branchées. Nous ne souhaitons pas vendre auprès de n’importe qui d’autre.»

Et il n’en démord toujours pas malgré le tollé provoqué par le récent rappel de ses propos. Or, est-il véritablement nécessaire de mentionner le rôle joué par le maintien de tels standards et critères de «beauté» dans la manifestation de troubles mentaux, notamment de l’anorexie? Le lien de causalité ne peut-être fermement établi mais son implication est hautement probable.

Et alors…

Il est possible d’attribuer la plupart de ces exemples à des cas isolés, j’en conviens. Cependant, je crains qu’ils ne forment davantage les symptômes d’une société où le patriarcat règne encore malgré tous les progrès effectués au cours du dernier siècle.

Afin de savoir si de telles inquiétudes sont véritablement fondées, je compte commencer une série de billets portant sur la discrimination positive au cours des prochaines semaines. Ainsi, j’aborderai plus en profondeur le cas des inégalités homme-femme, en me basant cette fois-ci sur des observations issues d’échantillons favorisant une meilleure généralisation empirique.

Pour l’instant, ce récit d’anecdotes m’amène à conclure une chose : plusieurs individus semblent militer activement en faveur du maintien – voir même de la revigoration – de conditions sociales sexistes, discriminatoires et dégradantes. Rien que leurs revendications rétrogrades démontrent la nécessité du discours féministe actuel.

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19 commentaires leave one →
  1. Gilbert Boileau permalink
    18 mai 2013 9 h 02 min

    La question est posée. En prendre conscience est un premier pas.

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  2. 18 mai 2013 9 h 58 min

    «je considère comme étant fallacieuse l’utilisation des anecdotes»

    En fait, ce n’est pas l’utilisation comme telle des anecdotes qui est fallacieuse, mais c’est la façon dont on s’en sert et les conclusions qu’on en tire qui peuvent l’être. Je grince toujours des dents quand je lis un article qui prétend analyser une situation et qui le fait en commençant par une anecdote et en généralisant à partir de celle-ci. Je grince donc souvent des dents!

    Je préfère toujours qu’on présente des données englobantes, générales, puis qu’on se serve d’anecdotes par la suite pour les illustrer, leur donner une couleur, une représentation humaine. Par exemple, dans le livre que je lis actuellement, on présente les données générales sur les inégalités, puis on se sert de cas particuliers (Rockefeller pour le passé et Bill Gates maintenant, entre autres) pour montrer la réalité de ces inégalités. Et c’est très bien.

    Comme ce billet n’a aucunement la prétention de présenter une situation globale et met même en garde contre l’utilisation de ces anecdotes pour ce faire, je n’y vois aucun problème, bien au contraire!

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  3. 19 mai 2013 0 h 20 min

    Plus près de nous, que pense Jarislowsky des femmes sur les C.A. et dans la finance:

    http://blogues.lapresse.ca/lapresseaffaires/cousineau/2009/05/14/jarislowsky-et-les-petites-femmes/

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  4. Sophie permalink
    19 mai 2013 7 h 15 min

    Très bon article. Cependant, pour moi, la raison centrale pour laquelle le féminisme est toujours nécessaire – tout comme le syndicalisme – c’est que les droits qu’on cesse de défendre, on les perd. Rien n’est jamais acquis.
    Comme le montrent vos exemples, le corps des femmes est toujours – je dirais même peut-être, plus que jamais – sujet à la juger. Les femmes en politique doivent toujours tenir compte de leur apparence, et peuvent être sévèrement critiquées pour cela, bien plus que les politiciens de sexe masculin. Rappelez-vous la dernière campagne électorale et l’article de l’Actualité sur Pauline Marois; non que je l’apprécie particulièrement (le gouvernement du PQ sous sa gouverne est une grande déception), mais ce qui avait attiré l’attention dans cet article n’était pas sa compétence, son expérience ou ses idées, mais le fait qu’il était mentionné que son coiffeur la suivait partout (si je me souviens bien). Ce fait avait été critiqué de façon peu proportionnelle à son importance. Et puis, sérieusement, si elle ne se préoccupait pas de ses cheveux, elle serait aussi critiquée pour cela. « Damned if you do, damned if you don’t, » comme ils disent en anglais.
    La présence des Conservateurs au pouvoir est aussi une manifestation de forces rétrogrades. Par derrière, ce parti est financé par le mouvement religieux évangéliste, profondément anti-féministe, fanatiquement pro-vie et très homophobe, qui compose sa base radicale. Le statut minoritaire des gouvernements conservateurs de 2006 à 2011, puis la prudence calculée de Stephen Harper sur ces dossiers, ont fait en sorte que les dommages sur les dossiers de l’avortement et des droits des gais ont été très limités, mais le danger ne disparaît pas. Plusieurs députés Conservateurs s’affirmant publiquement pro-vie ont fait les manchettes en clamant qu’ils sont bâillonnés; ce faisant, ils attirent l’attention des médias et récoltent même la sympathie de bien des gens. C’est très insidieux. Sans compter que ls Conservateurs ont coupé le financement à beaucoup de groupes féministes et encore plus de groupes communautaires où travaillaient beaucoup de femmes.
    On pourrait continuer longtemps. Mais oui, le féminisme est bel et bien toujours nécessaire – spécialement à une époque où il est de bon ton pour une femme de dire qu’elle n’est pas féministe!!

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  5. 19 mai 2013 11 h 38 min

    Je réfléchissais à ça récemment, et je me demandais si le fait de «chosifier» le corps d’une personne de cette façon, et de focaliser entièrement sur l’apparence physique des gens, était vraiment du sexisme.,,

    Quand on y pense, avant le féminisme, la situation des femmes ne ressemblait pas du tout à ça. On s’attendait d’elles à ce qu’elles soient de bonnes épouses et de bonnes mères, pas des objets de désirs pour quiconque d’autre que leur mari. Donc mon idée c’est que si l’on voit ce genre de phénomène social surgirent dans des sociétés post-féministes, c’est probablement parce que ce n’est pas du tout ce contre quoi luttait le féminisme. Une femme voilée me semble beaucoup plus antiféministe qu’une femme qui s’habille exagérément sexy.

    C’est sans doute quand même sexiste puisque cette chosification du corps est focalisé surtout sur la femme… quoique, j’ai l’impression que les hommes n’y échappent pas non plus. C’est peut-être juste que, dans ce paradigme, le corps masculin est considéré comme moins beau que celui de la femme et donc un homme est comme une femme moche irrécupérable. Mais bref, c’est quand même surtout les femmes qui sont ciblées et c’est donc du sexisme mais j’ai l’impression que ce n’est pas le même type de sexisme que la révolution féministe a éradiqué, de sorte qu’il persiste et prolifère là où l’ancien sexisme (qui enfermait la femme dans le foyer) a été vaincu.

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  6. Alain Chicoine permalink
    19 mai 2013 12 h 01 min

    Le problème est que le sexisme est présent de façon généralisé dans notre société mais pas seulement en vers les femmes mais aussi en vers les hommes. Nous vivons dans une société individualiste qui n’a que peu de respect pour les individus.

    La lutte au sexisme est loin d’être gagné

    voir:
    http://www.ancq.qc.ca/

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  7. koval permalink*
    19 mai 2013 17 h 14 min

    Beeeeuuuuuuuuukkkkkkkkkk! Moi ça me fait toujours vomir quand on aborde la misogynie et qu’un pocheton vient nous étaler sa marde de masculiniste. À la fin, je préfère quasiment qu’on n’en parle plus des conditions des femmes!

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  8. koval permalink*
    20 mai 2013 8 h 06 min

    Je me rends compte que je n’ai pas été claire dans ma dénonciation, je faisais référence au site de l’ANCQ qu’Alain Chicoine pointe dans son commentaire. Une association qui fraye avec F4Justice, l’Après-Rupture et d’autres…Des regroupements ouvertement misogynes. Il est irresponsable et extrêmement choquant de voir qu’on fasse la promotion des malades que sont les masculinistes sur un billet qui dénonce la misogynie! Et ce, en tentant de se faire passer pour quelqu’un qui lutte contre le sexisme.Le voilà le vrai visage de la misogynie moderne!!!

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  9. 20 mai 2013 13 h 26 min

    @Philippe Dor

    « Une femme voilée me semble beaucoup plus antiféministe qu’une femme qui s’habille exagérément sexy. »

    En fait, je perçois une grande similitude entre le cas de la femme voilée et celui de la femme qui s’habille « exagérément sexy » car peu importe la situation, elle ne reste rien de plus qu’un simple objet de désir qu’on cherche soit à dissimuler ou à érotiser davantage mais sans jamais lui accorder la crédibilité intellectuelle qu’on accorderait habituellement à un homme. Il est là le côté sexiste de la chose. De plus, il est possible d’évoquer le fait que la femme choisisse librement de porter un voile ou de s’habiller « exagérément sexy » mais on doit se demander également à quel point la pression sociale issue de son entourage pèse sur de tels choix, autant dans un cas comme dans l’autre…

    « C’est peut-être juste que, dans ce paradigme, le corps masculin est considéré comme moins beau que celui de la femme et donc un homme est comme une femme moche irrécupérable. »

    Ou peut-être est-ce simplement car un homme n’a pas à se préoccuper autant de son apparence physique qu’une femme pour réussir professionnellement. Si l’homme était vraiment perçu comme étant l’équivalent d’une « femme moche irrécupérable », on retrouverait sûrement beaucoup moins d’hommes que de femmes sur les C.A. et autres postes de haute direction.

    « c’est donc du sexisme mais j’ai l’impression que ce n’est pas le même type de sexisme que la révolution féministe a éradiqué, de sorte qu’il persiste et prolifère là où l’ancien sexisme (qui enfermait la femme dans le foyer) a été vaincu. »

    4 trente sous pour une piasse? Personnellement, je n’ai jamais vu (encore des anecdotes, faute de donnée formelle!) un politicien critiqué sur son choix de vêtement, sur son apparence (hormis peut-être le Dr. Barette), sa coiffure, etc. Leurs comparses féminines sont beaucoup plus souvent sujettes à ce genre de critiques.

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  10. 20 mai 2013 13 h 47 min

    @Alain Chicoine

    Si vous voulez abordez le sexisme vécu par les hommes, en supposant qu’il existe, vous pouvez le faire ailleurs que sur un billet tentant de dénoncer le sexisme commis à l’endroit des femmes. Autrement, les valeurs véhiculées par le lien que vous avez publié en viennent à relativiser et banaliser le sexisme auquel les femmes se retrouvent confrontées.

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  11. Alain Chicoine permalink
    20 mai 2013 15 h 53 min

    Le sexismes et l’intolérence ne sont pas le propre d’un seul genre. Toute personne peut être sexiste. Par ailleur ceux qui comme Korval m’accuse de masculinisme, je vous trouve l’esprit bien étroit. Le feminisme est encore nécéssaire, j’en conviens aisément avec les conservateurs et leur position rétrograde et les religions qui ont redoubler leur ardeur. Mais tout comme je condamne la mysoginie, je condamne aussi du même souffle la mysandrie. les propos telleque: « les hommes sont tous des violeurs » ou les bêtises mysogine des « amis de la verité » s’équivallent. Je suis ni feministe ou masculiniste, je suis humaniste: l’égalité pour tout le monde sans excuse ni faux-fuillant.

    Si vous voulez savoir hors de façon impartial, si un propos ou une situation est sexiste: changer les genres. Si elle reste aceptable après ça c’est quelle n’est pas sexiste, si non elle est sexiste.

    Ps. le lien que je vous ai donné à été fondé par une feministe et la présidente est une feministe.

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  12. 20 mai 2013 16 h 15 min

    @ Alain Chicoine

    «les propos telleque: « les hommes sont tous des violeurs »»

    Avez-vous lu ça récemment? Cela ressemble drôlement à un sophisme de l’épouvantail. Par contre, les «bêtises mysogine des « amis de la verité »» peuvent être lus sur une base presque quotidienne. Vous comparez des propos qu’on entend à peu près jamais, en tout cas depuis 20 ou 30 ans, avec des propos encore malheureusement très répandus. Vous ne voyez pas la faille dans ce raisonnement et le caractère disproportionné de cette comparaison?

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  13. koval permalink*
    20 mai 2013 18 h 03 min

    Chicoine est à la misogynie ce que l’extrême droite est au racisme….Tu parles à Chicoine de misogynie, il nous sort les masculinistes qui se pleurent dans le nombril à cause des méchantes femmes, tu parles de racisme avec un FN, il nous sort ses sophismes de racisme anti-blanc…..triste de voir des gauchistes déraisonner ainsi…

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  14. Yves permalink
    21 mai 2013 5 h 32 min

    @ Pseudovirtuose.

    J’aime bien votre réponse à Philippe Dor.

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  15. Blink permalink
    21 mai 2013 14 h 09 min

    Pour moi, le masculinisme, c’est rien de plus qu’une vendetta personnelle de Monsieur X contre son ex-épouse à qui on a accordé la garde des enfants, un prélèvement sur le salaire de monsieur ou bien le droit de demeurer dans la maison et ce, à l’aboutissement d’une cause jugée en bonne et due forme devant les tribunaux.

    Le monsieur se retrouve frustré parce que le jugement n’est pas en sa faveur et pour lui les femmes sont toutes des ci et des ça etc… Alors imaginez comment, dans ce tourbillon de généralités, comment il perçoit les féministes.

    J’ai pas vraiment d’empathie pour ce genre de personnage. Il y a sûrement des cas où certains ont été lésés, mais je doute que ce soit un gros pourcentage. Disons que je n’y vois pas un mouvement pour l’égalité et pour l’avancement d’une cause comme le féminisme.

    J’aurais plutôt tendance à dire à ces messieurs X « Get over it » et passez à autre chose.

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  16. Richard Langelier permalink
    21 mai 2013 22 h 10 min

    Comme je ne connais pas le sujet et que je n’ai pas encore appris que le silence est d’or, je m’épivarderai dans les quatre coins du temps. Lors d’une rencontre sur un comité, une femme a glissé un mot sur l’organisation de la revue ou du site internet d’un organisme de deuxièmes épouses. J’ai senti une rancoeur, mais le sujet de la rencontre portait sur l’idée de lancer un site ou non sur nos bébittes à nous. Vous avez deviné que nous métaphysicions sur la possibilité de fonder un parti de gauche, au Québec, qui ne virerait pas à la bouffonnerie. Un jour à RDI, la responsable d’un organisme de deuxièmes épouses était invitée et répondait à des auditrices : « Trouvez-vous un emploi, madame! ». Le commentaire de Blink m’amène à penser que le lien d’Alain Chicoine porte peut-être sur des effets pervers de la jurisprudence (dont l’arrêt Thibodeau http://www.goldwaterdube.com/fr/faq/la-pension-alimentaire-pour-enfants-est-elle-imposable.html ), sujet que je trouverais intéressant, si on me démontrait qu’il y a des effets pervers..

    J’ai déjà parlé des débats internes du mouvement féministe, en citant l’exemple de la pornographie : « mon corps m’appartient vs dégradation du corps de la femme ». Le débat sur le droit de l’infirmière et de l’enseignante de porter le foulard islamique a fait couler beaucoup d’encre sur le blogue de Françoise David. Le débat n’est sûrement pas clos puisque la rédaction sur l’Enjeu 4 portera sur le thème : « Pour une société solidaire féministe ».

    N’étant pas partisan de la thèse d’un complot des hommes contre les femmes remontant à la soupe primitive, le billet de Pseudovirtuose m’incite à chercher des solutions à des situations qui font système : une femme qui se retire du marché du travail lorsqu’elle est enceinte et le parent qui s’occupe d’un enfant en bas âge [1] n’acquièrent pas d’expérience. Les probabilités d’obtenir des promotions sont moins fortes. Il y a un effet systémique. Comme je ne veux pas jeter à la poubelle la société salariale sur laquelle se sont greffés des avantages par les lois sociales et des conventions collectives [2], je cherche des solutions. Si je lisais « Un salariat au-delà du salariat? », au lieu d’écrire des niaiseries sur internet, j’avancerais peut-être.

    [1] La Fédération des femmes du Québec avait présenté un mémoire (avec Ruth Rose, comme personne ressource) pour modifier le Régime des rentes du Québec pour que ces personnes qui ne cotisent pas pendant ce temps-là ne soient pas pénalisées. Je sais que le RRQ a été modifié, mais je ne pourrais pas dire si c’est exactement ce qui a été réclamé dans le mémoire.
    [2] Je ne pense pas pour autant que cette société soit la Fin de l’Histoire.

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  17. koval permalink*
    23 mai 2013 12 h 40 min

    Tiens tiens, sur la site l’ANCQ, dont la présidente serait une féministe, on peut lire des tas d’âneries notamment dans l’article de Didier Fessou, le temps des femmes. Un passage:

    «La journaliste Helena Andrews en a fait le sujet d’un livre au titre éloquent : Être une salope, c’est tendance»…

    Inversons la situation, changeons les genres pour savoir si c’est sexiste!

    Cela donnerait un titre à peu près comme celui-ci!

    «Être un gros porc, c’est une tendance chez les hommes présentement»

    Eh ben! C’est encore sexiste quand on vire ça de bord! Comme ça m’étonne!

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  18. 1 août 2013 18 h 00 min

    @koval

    « Inversons la situation, changeons les genres pour savoir si c’est sexiste »

    La chanson de cette vidéo est présentement au sommet de la plupart des palmarès des radios populaires au Québec:

    Cette parodie effectue merveilleusement bien le renversement des genres:

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  1. L’anecdote ou l’art de la généralisation hâtive |

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