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Prévisions démographiques et vieillissement

18 juillet 2019

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié la semaine dernière son nouveau scénario de prévisions démographiques, de 2016 à 2066. Les médias se sont contentés de présenter les grandes lignes de ces résultats, sans comparer ces prévisions à celles des scénarios antérieurs (2003, 2009 et 2014) et sans préciser que l’ISQ a en fait publié trois scénarios de prévisions (plus quatre scénarios d’analyse). Je compte ici combler cette omission.

Lorsque j’ai présenté les données des scénarios de 2009 (en février 2012) et de 2014 (en septembre 2014), j’ai débuté mes billets avec une citation d’un livre de Luc Godbout, Pierre Fortin, Matthieu Arseneau et Suzie St-Cerny publié en 2007, Oser choisir maintenant, citation que je reproduis ici :

«Au Québec, d’ici 2031, le nombre d’aînés augmentera de plus d’un million alors que le bassin de travailleurs potentiels diminuera de 500 000. Ce n’est pas de la météo, ce sont les données de l’Institut de la statistique du Québec».

J’ai montré que cette baisse de 500 000 chez les personnes âgées de 20 à 64 ans (travailleur.euses potentiel.les) prévue dans le scénario de référence de 2003 entre 2013 (le sommet prévu) et 2031 s’était transformée en une baisse de 222 000 dans le scénario de 2009 et de 131 000 dans celui de 2014, soit une baisse représentant à peine plus du quart de celle prévue en 2003. La parution du nouveau scénario par l’ISQ permet de voir ce qu’il en est maintenant. Il est certain que des prévisions démographiques sont plus solides que des prévisions météorologiques, car basées sur un stock de départ important (la population lors de l’année de base), mais, contrairement à ce que disaient les auteurs de Oser choisir maintenant, ce ne sont pas des données, mais bien des prévisions.

Hypothèses des scénarios de référence

Les prévisions démographiques, comme toutes prévisions, sont basées sur des hypothèses. Or, le choix des hypothèses a une grande importance sur les prévisions. Le tableau ci-contre indique justement les principales hypothèses des scénarios de référence (ou moyen) des prévisions de l’ISQ de 2003 (page 8), 2009 (page 20), 2014 (page 12) et 2019 (page 15). La première ligne présente les hypothèses sur l’indice synthétique de fécondité. On peut voir que la prévision de cet indice a augmenté dans les scénarios de 2009 et 2014 (de 1,50 en 2003 à 1,70 en 2014), mais qu’elle a diminué dans celui de 2019 (1,60).

La ligne suivante est directement liée à l’évolution du «bassin de travailleurs potentiels». En effet, les gens qui immigrent au Québec font en grande majorité partie de ce bassin dès leur arrivée (environ 65 % des personnes qui ont obtenu leur statut d’immigrant entre 2013 et 2017 avaient entre 25 et 64 ans, voir la page 29). La prévision du solde migratoire international passe de 28 000 dans le scénario de 2003 à 46 000 dans celui de 2019, une hausse de 18 000 personnes ou de 64 %. Sur la troisième ligne, on peut constater que la prévision du solde migratoire interprovincial est demeurée la même en 2003 et en 2019. Notons que depuis 2009, le scénario prévoit aussi l’effectif des résident.es non permanent.es (formé.es surtout de travailleur.euses étranger.ères temporaires, d’étudiant.es étranger.ères et de revendicateur.trices du statut de réfugié, dont environ 90 % font partie du «bassin de travailleurs potentiels»). Les prévisions de cet effectif sont passées d’un niveau fixe de 80 000 dans le scénario de 2009, à 130 000 dans celui de 2014 et à 258 000 dans celui de 2019. Même si cette hausse est importante, comme les scénarios prévoient des niveaux fixes (à partir de 2026 dans le scénario de référence de 2019), elle a un impact limité sur les prévisions de la population et du «bassin de travailleurs potentiels».

Hypothèses des scénarios de 2019

Comme mentionné en amorce, l’ISQ publie en fait trois scénarios de prévisions démographiques. Ces scénarios reposent bien sûr sur des hypothèses différentes, comme on peut le voir dans le tableau ci-contre :

  • indice synthétique de fécondité (ISF) : le scénario de référence le situe aux niveaux réels de 2017 (1,60) et 2018 (1,59), niveaux qui correspondent aussi à la moyenne des 20 dernières années, tandis qu’on le diminue et l’augmente de 0,15 dans les scénarios faible et fort, en faisant réduire et augmenter le niveau actuel pour atteindre 1,45 (niveau récent le plus bas, soit en 2000) et 1,75 (niveau récent le plus élevé, soit en 2008 et en 2009) en 2026, et en conservant ces niveaux par la suite;
  • solde migratoire international : la prévision du solde migratoire international du scénario fort est plus de deux fois plus élevée (63 000, soit 70 000 immigrant.es et 7000 émigrant.es) que celle du scénario faible (29 000, soit 40 000 immigrant.es et 11 000 émigrant.es). Le scénario faible d’immigration est basé sur l’hypothèse que le niveau d’immigration prévu en 2019 (40 000) se maintiendrait, celui de référence (46 000, soit 55 000 immigrant.es et 9000 émigrant.es) sur le fait que le niveau de 2019 augmenterait graduellement à 55 000 et se maintiendrait à partir de 2026 (notamment en raison de la hausse des cibles du gouvernement fédéral), et le scénario fort qu’il atteindrait 70 000 en 2026 (19 % de la cible du gouvernement fédéral) pour demeurer à ce niveau ensuite. Les hypothèses d’émigration reposent sur les observations minimales, moyennes et maximales des dernières années;
  • solde migratoire interprovincial : l’hypothèse de référence du solde migratoire interprovincial (-9000) repose sur la moyenne des 15 dernières années, l’hypothèse forte (-4 000) représente la moyenne des cinq années présentant les valeurs les plus élevées (ou les moins négatives) au cours des 15 dernières, et l’hypothèse faible (-14 000) celle des cinq années avec les valeurs les plus faibles. Comme le niveau observé en 2017 et 2018 était en moyenne d’environ 6360, les niveaux prévus seraient atteints graduellement en 2021.
  • résident.es non permanent.es (prévisions non illustrées) : le nombre de résident.es non permanent.es a augmenté fortement récemment (par exemple, de plus de 30 000 en 2017 et d’environ 40 000 en 2018). Ainsi, le scénario faible maintient le niveau actuel (188 000 en 2019), celui de référence le fait augmenter graduellement à 258 000 en 2026 (avec maintien de ce niveau par la suite) et le fort à 328 000 la même année.

Je saute les hypothèses sur la mortalité, basées sur l’évolution de l’espérance de vie, avec des hypothèses optimiste, moyenne et pessimiste selon le scénario.

Conséquences

– sur les scénarios de référence de 2003, 2009, 2014 et 2019

Les deux graphiques qui suivent montrent l’effet des hypothèses des scénarios de référence de 2003, 2009, 2014 et 2019 sur l’évolution de la population totale du Québec et de celle des personnes âgées de 20 à 64 ans. Les prévisions de 2003 et 2009 ne sont plus sur le site Internet de l’ISQ, mais proviennent de fichiers que j’avais enregistrés à l’époque. Malheureusement, je n’avais conservé du scénario de 2003 que les données régionales qui ne couvrent pas toute la période de prévision. J’ai pu obtenir la prévision de fin de période (2051) dans le document analytique qui, lui, est toujours sur Internet. Notons que j’ai utilisé les données réelles (le fichier Excel intitulé «Population du Québec par âge et sexe, 1996 à 2018» sur cette page) pour les années 2001 à 2005 dans le scénario de 2009, pour les années 2001 à 2010 pour le scénario de 2014 et pour les années 2001 à 2015 pour le scénario de 2019.

Ce graphique montre l’impact des hypothèses que j’ai présentées plus haut. Alors que le scénario de référence de 2003 prévoyait une baisse de 3,3 % de la population entre 2031 et 2051, les trois scénarios de référence plus récents indiquent plutôt que la population du Québec devrait continuer à augmenter jusqu’à la fin de leur période de prévision. Ainsi, selon le dernier scénario de référence, la population du Québec atteindrait 9,57 millions en 2051, soit 22,3 % de plus que la prévision de 2003 (7,83 millions), mais 2,7 % de moins que prévu dans le scénario de référence de 2014 (9,84 millions). On voit donc qu’il est pertinent de refaire cet exercice à intervalles réguliers.

Comme mentionné plus tôt, la baisse de 500 000 personnes âgées de 20 à 64 ans prévue dans le scénario de référence de 2003 s’est grandement amoindrie dans ceux de 2009 et 2014. Dans celui de 2019, cette baisse se situe à 134 000 personnes, une baisse représentant à peine 27 % de celle prévue en 2003, mais en hausse de 2,6 % par rapport à celle prévue en 2014 (131 000). La prévision du nombre de personnes âgées de 20 à 64 ans en 2051 dans le scénario de 2019 est plus élevée de 23,1 % que celle du scénario de 2003, écart à peine un peu plus élevé que pour l’ensemble de la population (22,3 %). Par contre, l’écart entre les prévisions pour 2061 des scénarios de 2014 et 2019 (0,9 % de moins dans le dernier scénario) est nettement moins élevé que l’écart de ces prévisions pour l’ensemble de la population (3,3 % de moins dans le dernier scénario). Le niveau moins élevé de cet écart s’explique par le fait que les principales différences entre ces deux scénarios sont la baisse de l’indice synthétique de fécondité, qui touche plus les jeunes, et la hausse du solde migratoire (et des effectifs de résident.es non permanent.es) qui avantage surtout les personnes âgées de 20 à 64 ans. D’ailleurs, l’écart de ces prévisions pour les jeunes âgé.es de moins de 20 ans est de 5,9 % et celui des personnes âgées de 65 ans et plus de 6,0 %. En conséquence, le rapport de dépendance, «soit la somme de la population des jeunes (0-19 ans) et des aînés (65 ans et plus) rapportée à la population dite en âge de travailler (20-64 ans)», en 2061 passe de 94,5 dépendant.es par 100 personnes âgées de 20 à 64 ans dans le scénario de 2014 à 89,8 dans celui de 2019.

Le tableau ci-contre montre l’évolution de la population totale, des trois tranches d’âge principales et du rapport de dépendance entre 2016 et 2066 dans le scénario de référence de 2019. On voit que si ce scénario prévoit que la population totale augmentera de 20 % en 50 ans, plus des trois quarts de cette augmentation se réaliseraient chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Cette population augmenterait de 85 %, tandis que celle des moins de 20 ans augmenterait de 12 % et celle des 20 à 64 ans de seulement 3,8 %. En fait, cette population diminuerait de 3,1 % entre 2018 et 2030 (pour une moyenne annuelle de -0,26 %), puis augmenterait de 6,3 % entre 2030 et 2066 (ou de 0,18 % par année). En conséquence, la part de la population qui serait âgée de moins de 20 ans passerait de 20,9 % en 2016 à 19,5 % en 2066, celle âgée de 20 à 64 ans de 61,1 % à 52,8 % et celle âgée de 65 ans et plus de 18,0 % à 27,7 %.

Le tableau nous montre aussi que le rapport de dépendance augmenterait de 40 %. Cela dit, il reviendrait à peu près à son niveau de 1971, mais avec une proportion beaucoup plus élevée de personnes âgées et nettement moins élevée de jeunes. En fait, le niveau de dépendance réel sur la population en emploi serait moindre qu’à l’époque, car la proportion de femmes âgées de 20 à 64 ans sur le marché du travail était beaucoup moins élevée en 1971 que de nos jours et que du niveau qu’elle aura probablement en 2066. Par exemple, selon le tableau 14-10-0327-01 de Statistique Canada, le taux d’emploi des femmes âgées de 20 à 64 ans est passé de 42,7 % en 1976 à 75,2 % en 2018 (et était sûrement encore moins élevé en 1971), ce qui montre que la dépendance aux personnes en emploi était bien plus importante à l’époque.

– sur les scénarios faible, de référence et fort de 2019

Le graphique qui suit illustre les prévisions des scénarios faible, de référence et fort de 2019. La population diminuerait de 5,8 % entre 2016 et 2066 selon le scénario faible (ligne bleue), augmenterait de 20,1 % selon le scénario de référence (ligne rouge) et de 46,2 % selon le scénario fort (ligne jaune). On voit donc, encore une fois, que les hypothèses présentées en début de billet ont une très grande influence sur les résultats. D’ailleurs, les hypothèses du scénario de référence de 2009 étaient presque identiques à celle du scénario fort de 2003, et les hypothèses du scénario de référence de 2014 était entre celles des scénarios de référence et fort de 2009, ce qui explique les écarts entre les prévisions des scénarios de référence de ces exercices. Cela montre que le fait de présenter trois scénarios n’est pas un exercice théorique, mais que même les hypothèses les mieux basées peuvent se révéler inexactes et celles plus optimistes ou pessimistes devenir plus pertinentes que les hypothèses plus prudentes.

Le tableau ci-contre montre les différences entre les prévisions démographiques des scénarios faible et fort de la population totale, des trois tranches d’âge principales et du rapport de dépendance entre 2016 et 2066. On peut voir que, si la population prévue serait 55 % plus élevée avec le scénario fort qu’avec le faible, elle le serait d’un peu plus de 80 % chez les personnes âgées de moins de 20 ans (surtout en raison de la forte différence entre les prévisions de l’indice synthétique de fécondité, soit 1,45 et 1,75), d’un peu plus de 50 % chez les personnes âgées entre 20 et 64 ans et d’un peu moins de 50 % chez celles âgées de 65 ans et plus. Par ailleurs, la part de la population qui serait âgée de moins de 20 ans serait de 18,0 % en 2066 selon le scénario faible et de 21,0 % selon le scénario fort, celle âgée de 20 à 64 ans serait respectivement de 53,7 % et de 52,2 % et celle âgée de 65 ans et plus de 28,3 % et de 26,7 %. On voit donc que malgré les grandes différences entre ces scénarios, la structure d’âge ne changerait pas de façon majeure et que l’ampleur du vieillissement de la population ne se réduirait que légèrement. Et, peut-être contre-intuitivement, le rapport de dépendance serait plus élevé avec le scénario fort (91,1) qu’avec le scénario faible (86,2).

Et alors…

On voit que, toutes solides qu’elles soient, des prévisions démographiques peuvent changer grandement selon les hypothèses retenues. Cela dit, il est clair qu’on n’évitera pas les principaux effets du vieillissement de la population, même si son effet peut différer légèrement en fonction de l’évolution des facteurs qui influencent son évolution, surtout de l’indice synthétique de fécondité, mais aussi de mortalité et du solde migratoire. On a en effet vu que les hypothèses des scénarios de l’ISQ peuvent varier grandement en seulement cinq ans, avec des conséquences importantes sur ses prévisions. Je ne répéterai jamais assez à quel point il faut interpréter ces prévisions avec prudence et humilité.

4 commentaires leave one →
  1. Robert Lachance permalink
    18 juillet 2019 9 h 10 min

    Fort bien comblées les prévisions de l’ISQ; phares éclairants vos tableaux et graphiques.

    J’ai l’habitude de l’ISQ depuis environ 1980 alors que je m’adonnais intensivement à la recherche en prévention d’accidents d’automobile, aspects psychologiques, projection et intervention.

    À l’époque, l’organisme prévoyait que la ville de Québec atteindrait le million de personnes dans les 20 années suivantes. Elle en compte actuellement moins de 550 mille. Vérification, 542,298, 2017.

    Foi en ces projections on a entrepris une autoroute dont tunnel au coeur de la ville. Le creusage du tunnel a été abandonné; des bretelles de l’autoroute démolies. Sage de recommander la prudence et l’humilité.

    Le débat public est bien amorcé concernant l’empreinte de l’hom.me sur la planète, notamment sur la biodiversité. J’ai retenu qu’Amartya Sen fait du débat public le coeur, j’écrirais le cerveau, le coeur n’est qu’une pompe, de la démocratie.

    « Or, comme il l’explique, la démocratie doit être appréhendée plus globalement comme une culture de la délibération publique, qui n’est nullement exclusive à l’occident. Ainsi, l’économiste fait référence à de nombreux exemples au sein des civilisations asiatiques, arabes ou africaines, qui mettent en exergue le pluralisme des racines de la démocratie, et l’existence bien réelles du débat populaire dans la gestion de nombreux peuples à différentes échelles. En établissant ce constat, Amartya Sen fait un plaidoyer pour le système démocratique et estime que celui-ci a vocation à l’universalité, sachant qu’il représente à ses yeux une source incontournable de progrès social14. » Wikipédia

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Amartya_Sen

    Un débat public s’annonce sur l’avortement. Je le souhaiterais sur la natalité et sa promotion s’il y a lieu comme le suggérait en 1991 Jacques Henripin.

    « Les immigrés sont certes un enrichissement; ils ne sont cependant pas des substituts aux naissances. Au bout du compte, une société n’est plus seulement enrichie par les apports nouveaux; elle est remplacée par un échantillon des sociétés de la terre.

    Et l’on ne peut deviner par quelles luttes certains groupes ethniques ou linguistiques domineront les autres. Il est peut-être plus sage de faire ses enfants soi-même. mais il y faudra une contribution de la société beaucoup plus importante que par le passé. » Extrait de Souvenirs et réflexions d’un ronchon, page 144, 1998.

    http://classiques.uqac.ca/contemporains/henripin_jacques/souvenirs_ronchon/souvenirs_ronchon.html

    Dans un contexte ou la démocratie représentative serait une personne un vote plutôt qu’une course au parti le plus convaincant et au fond, plutôt que la domination d’une aristocratie créative, financière et marchande de volontaires.

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  2. 18 juillet 2019 12 h 17 min

    « l’organisme prévoyait que la ville de Québec atteindrait le million de personnes dans les 20 années suivantes»

    Pour la ville ou la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec? Car, si c’est pour la RMR, la population a surpassé les 800 000 en 2016. Cela reste bien inférieur à 1 million en 2000, ce qui justifie encore la prudence et l’humilité.

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  3. Robert Lachance permalink
    19 juillet 2019 9 h 28 min

    Je n’ai pas retrouvé dans mes archives de l’époque la photocopie dont j’ai souvenir des statistiques mentionnées. De mémoire, je dis ville plutôt que RMR mais il doit s’agir de la Communauté urbaine de Québec, CUQ, qui comptait environ 10 villes limitrophes. De 1981 à 2001, avant les fusions, la population de Québec stagnait à environ 165 mille personnes. La population des villes autour accueillaient la génération suivante, la migration interprovinciale et l’immigration.

    En 2005, la Communauté métropolitaine de Québec, CMQ, prend le relais de la Communauté urbaine de Québec et s’augmente de la rive sud. Elle comptait 805 061 personnes en 2018. Votre 800 000 j’imagine.

    Au lien offert ci-dessous, fort phares éclairants, se trouvent deux pyramides des âges au graphique 9 qui illustrent le faible impact des fusions municipales sur elles de 2001 à 2006.

    https://www.erudit.org/fr/revues/cqd/2008-v37-n1-cqd2900/029642ar/

    Le graphique 8 montre l’évolution de la population de la ville de Québec et non de la communauté urbaine au 20e siècle; dommage !

    En matière de croissance de la population, les terres basse sont au sud et à l’ouest de la CMQ; avec prudence et humilité, sur un siècle, trois régénérations, un troisième lien à l’est deviendra opportun. Avec audace et fierté, quand Québec deviendra la capitale d’un pays, un troisième lien à l’est deviendra plus tôt approprié. Maritime ou aérien, on verra…

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  4. 19 juillet 2019 9 h 53 min

    Je connais bien l’auteur du texte que vous avez mis en lien (Gwenaël Cartier)! Un ancien collègue syndical.

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