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PIB : les autres indicateurs

12 juillet 2011

Plein de petits indicateurs qui aimeraient bien tasser le PIB…

Par Darwin – Maintenant qu’on a pu examiner les lacunes du produit intérieur brut (PIB) et ses problèmes d’utilisation, il serait bon de voir si on peut le remplacer par un indicateur de richesse plus pertinent.

Il existe un grand nombre d’indicateurs qui ont été créés pour remplacer, ou à tout le moins compléter, le PIB. Le but de ce billet n’est pas de trouver l’indicateur parfait ou même de décrire en détail tous les indicateurs existants, mais bien de montrer qu’il est loin d’être impossible de mesurer la richesse autrement. Je présenterai donc certains de ces indicateurs, les décrirai brièvement et tenterai d’analyser leurs forces et leurs faiblesses.

L’indice de développement humain (IDH)

L’IDH est sûrement le plus connu de ces indicateurs et sans contredit le plus diffusé. Il a été créé par Amartya Sen, économiste indien, et Mahbub ul Haq, économiste pakistanais, pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il s’agit de l’indicateur pour lequel le Canada est arrivé premier quelques années consécutives et au sujet duquel Jean Chrétien, premier ministre du Canada à l’époque, aurait dit que «le Canada est le plus meilleur pays du monde». Le classement de 2010 (voir la troisème page) accorde le huitième rang au Canada, la Norvège et l’Australie arrivant au deux premiers rangs presque à l’égalité.

Il est composé de trois séries d’indicateurs, chacun ayant le même poids dans le calcul de l’IDH :

  • la santé et la longévité, évaluées à l’aide de l’espérance de vie à la naissance;
  • le savoir ou niveau d’éducation, évalués à l’aide de la durée moyenne de scolarisation pour les adultes de plus de 25 ans et la durée attendue de scolarisation pour les enfants d’âge scolaire;
  • le niveau de vie : évalué à l’aide du PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (voir le billet précédent pour l’explication de ce concept).

S’il est plus complet que le PIB, cet indicateur comporte des lacunes importantes. Voici les principales :

  • le choix et la pondération des indicateurs retenus demeurent arbitraires;
  • la qualité et la fiabilité des données servant à le calculer sont très variables d’un pays à l’autre, ce qui questionne leur comparabilité;
  • il utilise des moyennes, sans tenir compte du fait que les inégalités, tant du PIB et de la scolarisation que de la santé, varient considérablement selon les pays;
  • tout ce qu’il prétend mesurer n’est pas nécessairement mesurable.

Cela dit, l’IDH constitue une percée importante dans le domaine de l’utilisation d’indicateurs complémentaires au PIB. Son acceptation assez généralisée, si ce n’est des critiques pertinentes mentionnées, montre que le PIB n’est plus le seul indicateur de bien-être et qu’il est possible d’en bâtir d’autres et de leur donner une grande visibilité.

La mesure des performances économiques et du progrès social

Cette mesure a été élaborée à la demande de Nicolas Sarkozy par une quinzaine de membres, dont le président était Joseph E. Stiglitz et les principaux collaborateurs Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi.

Plus élaborée que l’IDH, cette mesure, non encore définitive à ma connaissance, vise principalement à :

  • améliorer la façon de calculer le PIB;
  • intégrer les inégalités de bien-être d’une population dans la mesure;
  • évaluer la durabilité de la croissance en termes environnementaux.

Encore ici, les principales critiques portent sur l’aspect arbitraire de la pondération des critères retenus, mais également sur le fait qu’on ne peut laisser à des experts le soin d’établir ce qui est prioritaire dans une société démocratique.

L’indice Vivre mieux

Rejeton de la Commission Stiglitz, cet indice créé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) regroupe 11 sous indices, soit le logement, le revenu, le travail, les liens sociaux, l’éducation, l’environnement, la gouvernance, la santé, la satisfaction générale, la sécurité ainsi que l’équilibre entre la famille et le travail. Caractéristique intéressante, il permet de bâtir un classement en pondérant soi-même ces 11 sous indices. Avec une pondération égale des 11 sous-indices, le Canada, l’Australie et la Suède arrivent en tête.

Notons toutefois que, compte tenu de la grande variété des indicateurs utilisés et de l’origine de cet indice, les résultats ne sont disponibles que pour les 34 pays membres de l’OCDE.

Indice relatif de bonheur (IRB)

Très différent des autres, cet indice ne repose que sur les perceptions des répondants à un questionnaire. Je ne l’ai mentionné que pour le bonheur que cela m’a procuré d’imaginer le bonheur qu’il vous procurera…

L’indicateur (ou indice) de progrès véritable (IPV)

Plutôt que de tenter d’ajouter des éléments de bien-être non pris en compte par le PIB, comme le font l’IDH, la mesure des performances économiques et du progrès social, et l’indice Vivre mieux, l’IPV corrige le PIB pour éliminer les lacunes dont j’ai parlé dans le premier billet de cette série sur le PIB. Ainsi, il ajoute au PIB ce qu’il ne comptabilise pas mais qui crée de la richesse (bénévolat, travail domestique, etc.) et lui soustrait ce qu’il comptabilise, mais qui ne crée pas de richesse (quand cela n’en détruit pas), comme les externalités négatives (pollution, dégâts environnementaux, pertes de jouissance de la vie, etc.), les dépenses négatives (coûts de la criminalité, des accidents de la route, des déplacements, du chômage, etc.) et la diminution des ressources de la Terre. Il tient compte des inégalités de revenus, de la dette et d’autres éléments qui permettent d’avoir un portrait complet de la situation d’une région ou d’un pays.

Cet indicateur est à sa face même le plus intéressant de ceux que j’ai mentionnés ici pour remplacer le PIB. Il est aussi basé sur la création de richesse, mais élimine la grande majorité des défauts du PIB. On lui reproche toutefois de donner une valeur monétaire à des réalités beaucoup plus qualitatives que quantitatives, comme la biodiversité et les coûts sociaux de la criminalité et du chômage, entre autres.

L’IPV a été étudié dans plusieurs pays, dont au Québec. On peut d’ailleurs consulter des documents intéressant à ce sujet sur le site Économie autrement, dont Introduction à l’Indicateur du progrès véritable (IPV) et Le développement du territoire : contraintes, options, orientations, tous deux rédigés par Harvey L. Mead, qui a déjà occupé le poste de commissaire au développement durable du Québec. Il a publié récemment un livre sur l’IPV, L’indice de progrès véritable du Québec. Je l’ai commandé à la bibli…

Cela dit, l’IPV ne tient pas compte de la richesse produite par la nature, richesse évaluée par Jean-Pierre Reveret à 33 trillions $ par année, soit deux fois le PIB annuel mondial!

Et alors…

L’inadéquation de l’utilisation du PIB pour mesurer la production de richesse n’est pas une phobie de gauchiste. Même Alain Dubuc, chroniqueur de La Presse reconnu pour ses sympathies avec les «lucides», soulève ses lacunes. Analysant la pertinence de l’indice Vivre mieux, il affirme :

Un tel exercice est bienvenu, parce que le PIB a de grosses lacunes. On le voit avec Terre-Neuve qui, grâce à sa production pétrolière, a vu son PIB par personne se gonfler, ce qui l’a propulsée au 20e rang des économies les plus riches d’Amérique du Nord, bien devant l’Ontario. Et pourtant, cette richesse sur papier ne se traduit pas en prospérité pour les Terre-Neuviens. À l’inverse, le Québec, avec un PIB relativement bas, réussit, avec des services et des politiques de redistribution, à obtenir une qualité de vie enviable.

Jean-Robert Sansfaçon , éditorialiste au Devoir, n’est pas en reste. Présentant un indicateur de bien-être non décrit dans ce billet, il écrit :

Le PIB d’un pays comptabilise la production de biens et de services effectuée au cours d’une période donnée. Or, si cet indicateur a le mérite de fournir un portrait global de l’activité économique (excluant le commerce au noir et le travail non rémunéré), il a le défaut de masquer le degré de développement social des gens qui vivent dans ce pays. Pire, en additionnant autant les dépenses négatives (accidents, tabac et soins reliés, pollution, etc.) que positives, il fournit une vision tronquée du progrès.

Ce que j’ai présenté dans cette série de billets est donc partagé par des personnes appartenant à des courants de pensée bien différents. Chacun des indicateurs présentés dans le présent billet permet d’ajouter de l’information à l’évaluation de la richesse produite. Pourtant, le PIB continue à dominer indécemment la scène de la mesure de la richesse et du bien-être. Pourquoi?

Tout simplement parce que le PIB a la force de ses faiblesses. Comme il repose sur les échanges monétaires, il est parfait pour le secteur financier. Les déficits et la dette des pays sont libellés en valeur monétaire. Par exemple, un accroissement du bénévolat fait augmenter la richesse et le bien-être d’un pays, mais il n’ajoute pas un sou au pays et n’accroît donc pas ses possibilités d’éliminer son déficit ou de rembourser sa dette, car il ne fait pas partie de l’assiette fiscale. L’adoption d’un indicateur plus précis de la mesure de la richesse est donc contrainte par la préséance du secteur financier dans nos économies. Pour régler cela, c’est sur la finance qu’il faudrait agir, le choix d’un indicateur de richesse n’y changera rien. Mais, cela, c’est une autre histoire…

Bref, si rien n’est changé du côté de la finance, le PIB demeurera toujours l’indicateur qui prime. Les autres indicateurs nous aideront à mieux comprendre et apprécier le niveau de richesse et de bien-être des pays et régions, ce qui est déjà beaucoup, mais, le PIB continuera à dominer…

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23 commentaires leave one →
  1. the Ubbergeek permalink
    12 juillet 2011 5 h 39 min

    En science, on rappelle qu’il faut regarder toute l’équation, pas juste la fin. Comme le prix véritable de l,alcool carburant fais des cérales comme le mais.

    Et la destruction de l’environement à un prix itou, en effet.

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  2. 12 juillet 2011 8 h 07 min

    Certains indices veulent améliorer la notion du PIB, d’autre sont un complément.

    Le IPV, genre de PIB corrigé semble pertinent, mais il doit être sans doute pas mal difficile à recueillir les données qu’il faut pour l’évaluer.

    J’aime moins le IDH, parce qu’il contient le PIB

    Donc un indicateur de richesse assortie d’une mesure de qualité de vie m’arrange, ce couple complémentaire donne un aperçu intéressant des pays.

    Donc, le IPV et l’indice du mieux vivre, me semble ce couple idéal, parmi les indices que tu présentes.

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  3. 12 juillet 2011 8 h 12 min

    Autre chose, j’ai déjà travaillé sur ces problèmes de pondération. C’est un problème d’analyse en principales composantes, donc dans la famille de l’analyse factorielle. Il est très très difficile de justifier une pondération plutôt qu’une autre. Je pense qu’un raisonnement philosophique pourrait mieux tenir la route qu’un argument mathématique.

    De toute façon, les gens tendent dans la plupart des cas à mettre des poids égaux sur les items des indicateurs qui deviennent tout simplement la somme de ces items.

    Certains mathématiciens pensent de toute façon que cet exercice de pondération est vain, j’essayerai de préciser, d’expliquer pourquoi, si je retrouve où j’ai lu ça.

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  4. 12 juillet 2011 8 h 31 min

    «Donc, le IPV et l’indice du mieux vivre, me semble ce couple idéal, parmi les indices que tu présentes.»

    Ce serait pas mal mon choix. Il faut ajouter que l’IDH s’est grandement amélioré et, qu’en plus de son indice global, qui est tel que je l’ai décrit dans le billet, il fournit une foule d’autres indicateurs. Tu peux en avoir une bonne idée en fouillant un peu partout à http://hdr.undp.org/fr/statistiques/

    «Je pense qu’un raisonnement philosophique pourrait mieux tenir la route qu’un argument mathématique.»

    Tout à fait ! C’est pourquoi le site de Vivre mieux est si intéressant. Tu peux accorder le poids (de 0 à 5) que tu veux à chaque indicateur selon tes propres valeurs.

    «Certains mathématiciens pensent de toute façon que cet exercice de pondération est vain, j’essayerai de préciser, d’expliquer pourquoi, si je retrouve où j’ai lu ça.»

    J’aimerais bien !

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  5. Richard Langelier permalink
    12 juillet 2011 23 h 09 min

    Beaucoup de travail a été fait depuis le tableau économique de François Quesnay http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Quesnay pour imaginer l’économie à un niveau macroéconomique http://fr.wikipedia.org/wiki/Macro%C3%A9conomique.

    Les indicateurs de richesses qui pourraient remplacer le PIB sont intéressants. J’ajouterai d’autres problèmes à ceux que vous avez présentés, Darwin. Si on veut inclure le travail domestique dans la richesse nationale, que fait-on? Le repas à la maison devrait-il être comptabilisé en le comparant au repas pris au restaurant? Si oui, le repas consommé dans un logement abordable doit être comparé au repas consommé au petit restaurant du coin et le repas consommé dans une maison cossue au repas consommé dans les restaurants que fréquentait Vincent Lacroix et ses invités (les serveuses avaient les seins nus, alors l’Indice relatif de bonheur pouvait se conjuguer avec le PIB si les serveuses avaient subi une chirurgie plastique, si l’esthétique de Vincent Lacroix… N’ayez crainte, je ne dévoilerai pas mon esthétique ès seins!).

    Sous prétexte de socialisme scientifique ou de social-démocratie scientifique, la redistribution des richesses a souvent été présentée comme une façon de produire plus de richesses que le laissez-faire économique. Je veux améliorer le filet de sécurité sociale, les conditions de travail, proposer des politiques d’emploi, d’abord par convictions éthiques. S’il s’en suit une multiplication des richesses qui n’ont pas d’effets pervers sur l’écologie, tant mieux!

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  6. 13 juillet 2011 6 h 01 min

    @ Richard Langelier

    «Si on veut inclure le travail domestique dans la richesse nationale, que fait-on?»

    J’ai bien hâte de lire de livre de Harvey Mead pour voir s’il parle de ces questions.

    «Sous prétexte de socialisme scientifique ou de social-démocratie scientifique, la redistribution des richesses a souvent été présentée comme une façon de produire plus de richesses que le laissez-faire économique.»

    Plus de richesse ou de bien-être? Je ne suis pas sûr de comprendre…

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  7. 13 juillet 2011 14 h 30 min

    Darwin

    Au sujet de la pondération…

    Voilà mon bouquin « Health Measurement » de Streiner et Normand, que je consulte souvent (super rérérence, véritable outil de travail en passant pour la conception d ‘indices).

    Un partie du chapitre 7 s’intitule « Weighting the items »

    Ça commence par

    Rather than simply adding up all of the items, a scale or index may be developed which « weights » each items differently in its contribution to the total score. There are two general approches to doing this, theoritical and empirical. In the former, a test constructor may feel that, based on his or her understanding of the field, there are some aspects of a trait that are crucial, and others which are still interesting, but perhaps less germane. It

    (continuer à la page scanée ci-bas)..

    Donc, ce n’est pas évident pour moi que la non-pondération des items soit un problème.

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  8. 13 juillet 2011 18 h 26 min

    «Donc, ce n’est pas évident pour moi que la non-pondération des items soit un problème.»

    Si j’ai bien compris (ce que je ne suis pas certain…), l’exemple qu’on y donne est l’évaluation de l’importance relative des divers facteurs pour expliquer un phénomène établi, comme le temps de récupération d’un patient cardiaque (si c’est bien ça…). On y parle d’ailleurs de la possibilité d’utiliser des régressions multiples pour calculer les poids relatifs des facteurs explicatifs en fonction du résultat connu.

    Ici, on ne connaît pas le résultat (le niveau de bien-être ou de richesse d’une société). On cherche plutôt à trouver les éléments qui permettent de l’établir le plus précisément possible, compte tenu que le PIB le fait mal (ou pas de façon satisfaisante). Or, on n’a pas tous la même définition du bien-être et de la richesse. Et, pour mesurer quelque chose, il faut le définir (c’est le même problème avec la mesure de la pauvreté, par exemple) ! On n’a pas tous la même définition et on n’accorde pas tous la même importance à chacun des facteurs dont on doit (ou peut) tenir compte pour mesurer la richesse (ou le bien-être).

    L’IDH pondère ses sous-indicateurs (niveau de vie, santé et éducation) de façon égale. Mais, certaines personnes peuvent très bien accorder plus d’importance à un qu’à l’autre de ces facteurs et d’autres personnes accorderont plus d’importance aux autres facteurs. En plus, ces sous-indicateurs sont sûrement grandement auto-corrélés… Et je n’ai pas parlé des critiques sur le choix des données utilisées pour évaluer ces trois sous-indicateurs…

    Bref, mesurer quelque chose qu’on ne peut pas définir (ou que personne ne définit de la même façon) amène inévitablement un grand niveau d’arbitraire dans le choix des sous-indicateurs et dans le poids relatif qu’on leur accorde.

    Cela dit, le l’IPV semble bien construit. Mais là, le problème est la mesure, comme l’a soulevé Richard. Non, y en aura pas de facile !

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  9. 13 juillet 2011 22 h 30 min

    « Ici, on ne connaît pas le résultat »

    Oui, c’est pourquoi il faut utiliser l’analyse en composante principale, ce que je disais dans mon premier commentaire…

    En gros, il s’agit de trouver la combinaison linéaire optimale qui expliquera le plus gros pourcentage de variabilité de l’ensemble des items…donc pas besoin de variable extérieure à expliquer…ce n’est pas de la régression au sens stricte.

    « Mais, certaines personnes peuvent très bien accorder plus d’importance à un qu’à l’autre de ces facteurs et d’autres personnes accorderont plus d’importance aux autres facteurs »

    Ben voilà, c’est très difficile à établir, sur l’indice du mieux vivre, par exemple, mettre un poids deux fois plus gros sur l’item logement que sur la santé est vraiment un drôle d’exercice….

    Dans la confection d’un instrument, on utilise beaucoup des calculs de corrélations enter les items et le total, le coefficient alpha de Chronbach qui mesure une cohérence interne et qui permet de jeter les items qui posent problèmes..Quand ce coefficient est bon, on est content et on pondère les items assez souvent de façon égale….

     

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  10. 14 juillet 2011 6 h 50 min

    «ce n’est pas de la régression au sens strict»
    «on utilise beaucoup des calculs de corrélations enter les items et le total»

    Je crois que je comprends mieux… mais je ne suis pas un grand connaisseur de ces méthodes.

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  11. Nicolas permalink
    14 juillet 2011 17 h 14 min

    Pas mal le facelift du blogue :mrgreen:

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  12. 14 juillet 2011 17 h 27 min

    Très Joli, gros merci!

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  13. 14 juillet 2011 17 h 53 min

    «Pas mal le facelift du blogue»

    Merci également! Mais, je ne sais pas si ça va rendre mes billets plus digestes! 😉

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  14. jack permalink
    14 juillet 2011 21 h 28 min

    Bien oui! Ça donne beaucoup de place au orange néodémocrate…

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  15. Richardl Langelier permalink
    14 juillet 2011 21 h 30 min

    @ Darwin

    Je compose cette réponse à la campagne. Je dois porter un chandail de laine puisqu’il fait 23 degrés. Qui plus est, j’ai dû marcher dans une côtelette que je montais en chantant du rock’roll, avec mon vélo à 3 vitesses, il y a 50 ans . À l’époque, elle faisait 14 %. Depuis, elle été dynamitée et ne fait que 11 %.

    Je voulais indiquer que même la gauche sociale-démocrate a souvent été productiviste. Les conseillers de Mitterand avaient misé sur la relance par la consommation. Il y a eu redistribution du pouvoir d’achat: augmentation du SMIC (salaire minimum de croissance), création du RMI (revenu minimum d’insertion). Les ménages français ont acheté des produits allemands, japonais, alors que les conseillers de Mitterand s’étaient basés sur l’effet multiplicareur des outils keynésiens des décennies précédentes.

    Lorsque je retournerai à Montréal, il me sera plus facile de préciser mes idées en rapport avec le sujet lorsque mon éventail soufflera de l’air de 28 degrés.

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  16. the Ubbergeek permalink
    14 juillet 2011 22 h 53 min

    Je vais faire ma voix discordante comme d’habitude, mais je préfèrais l’ancienne…

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  17. the Ubbergeek permalink
    14 juillet 2011 22 h 54 min

    Richard, le problème semble que tu a gobé le Problème Mittérand; il a fais un tour de droite à son parti, qu’a n’avais de socialiste que de nom alors. Au centre.

    Lui-même l,a dit, il a ‘backstabbé’ l’aile gauche du parti, pour avoir le pouvoir. Comme Trudeau qui a droppé le NPD pour un parti qui avait de VRAIES chances de prendre le pouvoir.

    Ou Tony Blair.

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  18. 15 juillet 2011 5 h 40 min

    @ Richard Langelier

    «Je dois porter un chandail de laine puisqu’il fait 23 degrés.»

    ???

    «même la gauche sociale-démocrate a souvent été productiviste. »

    Bien sûr. Quelqu’un ici a-til prétendu le contraire ?

    @ jack

    «Ça donne beaucoup de place au orange néodémocrate»

    C’est bizarre, mais nous pensions davantage à un parti du Québec qui s’affiche avec la même couleur…

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  19. the Ubbergeek permalink
    15 juillet 2011 11 h 53 min

    Québec Solidaire est plus rouge me semble, ou je me trompe?

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  20. 15 juillet 2011 12 h 03 min

    @ the Ubbergeek

    Ce sont les libéraux qui sont rouges (et les communistes, bien sûr !)!

    Sur le site, le bleu et l’orange cohabitent

    http://www.quebecsolidaire.net/

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  21. 15 juillet 2011 12 h 42 min

    Le concepteur du site de QS souffre de daltonisme…et les visages sont trop photoshopés, quelle horreur!

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  22. the Ubbergeek permalink
    15 juillet 2011 16 h 32 min

    Merci, j’avais oublié

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  23. 15 juillet 2011 18 h 24 min

    « les visages sont trop photoshopés»

    Ah, je me demandais aussi pouquoi j’avais de la difficulté à les reconnaître… 😉

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