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Joseph Stiglitz et la crise

5 septembre 2011

Joseph Stiglitz est un des trop peu nombreux lauréats «liberal» (de centre-gauche) du «prix Nobel» en économie, avec Amartya Sen, Paul Krugman et quelques autres.

Je viens de terminer le dernier livre de Joseph Stiglitz, Le Triomphe de la cupidité, version française de Freefall (ce qui veut dire «En chute libre», titre qui exprime beaucoup mieux le contenu de ce livre que le titre poche de la traduction…). Plutôt que de le résumer, je vais, comme je l’ai fait pour les écrits d’autres économistes, présenter quelques citations tirées de ce livre avec de brefs commentaires à l’occasion.

Citations

Analysant l’inadéquation du plan de relance d’Obama par rapport aux réels besoins de stimulus de l’économie en 2009 pour vraiment sortir de la crise, il dit :

L’une des grandes forces d’Obama a été de susciter un climat d’espoir, un sentiment sur l’avenir, sur la possibilité du changement. Mais au fond, le placide Obama était conservateur : il ne proposait pas une autre vision du capitalisme.

Sur le renflouement des banques par Obama et le fait qu’elles n’ont pas changé de comportement après leur renflouement :

Obama courait le risque de perdre [ses ambitions présidentielles] sur l’autel de la recapitalisation des banques – les guérir pour qu’elles puissent se livrer aux mêmes imprudences qui, au départ, avait jeté l’économie dans la tourmente.

Et c’est bien ce qu’elles ont recommencé à faire…

À propos des conditions bien plus sévères imposées aux entreprises automobiles et à leurs travailleurs qu’aux banques et à leurs dirigeants par le plan de relance d’Obama :

L’administration Obama appliquait clairement un «deux poids, deux mesures»: les contrats des cadres supérieurs d’AIG [plus grosse société d’assurance sauvée par le plan de relance] étaient sacro-saints, mais les accords salariaux des ouvriers dans les entreprises automobiles qui recevaient de l’aide devaient être renégociés. Des travailleurs mal payés qui avaient trimé dur toute leur vie et n’avaient commis aucune faute devraient subir une réduction de salaires, mais pas les financiers payés plus de un million de dollars et qui avaient mis le monde au bord de la ruine.

Par rapport aux incitatifs des banquiers à prendre de plus en plus de risques :

[Les banquiers] savaient que la banque serait sauvée en cas de difficulté, mais ils savaient aussi que, même si elle ne l’était pas, ils resteraient riches. Et ils avaient raison.

C’est pile je gagne, face tu perds…

À propos des modèles supposément hyper sophistiqués des banques pour prévoir les conséquences d’un éclatement de la bulle immobilière :

Mais les prédictions d’un modèle ne valent que ce que valent les hypothèses qu’on lui a fournies; si on a mal évalué, par exemple, les probabilités d’une baisse des prix immobiliers, toutes ses conclusions sont fausses.

Sur la réglementation (et l’insuffisance de la réglementation) du secteur financier :

La crise a clairement montré que l’autoréglementation – ce concept promu par le monde financier et qui me paraît en soi contradictoire – ça ne marche pas. (…) même si une banque gérait correctement ses propres risques, cela ne changerait rien au risque systémique. (…) Si toutes les banques utilisent des modèles semblables, un défaut du modèle peut les conduire toutes, par exemple, à faire de mauvais prêts, puis à s’efforcer de vendre ces prêts en même temps. Et c’est précisément de qui s’est passé.

Leurs modèles leur disaient tous qu’il n’y avait pas de bulle immobilière. Or, il y en avait une et elle les a toutes détruites, avant que l’État ne les fassent ressusciter aux frais du peuple!

Sur la supposée plus grande efficacité du secteur privé :

L’une des raisons du succès des pays scandinaves est qu’ils n’ont pas été plombés par certains postulats idéologiques, du type «les marchés sont toujours efficaces» ou «l’État est toujours inefficace». La débâcle financière actuelle due à une mauvaise allocation massive des ressources par le secteur privé, devrait guérir tout le monde de ces préjugés.

J’aimerais être aussi optimiste que lui…

Sur les supposés plus grands incitatifs à être efficaces chez les employés du secteur privé que chez ceux du secteur public :

Dans les deux cas, tout le monde travaille pour quelqu’un d’autre. Les structures d’incitation utilisables pour motiver les cadres et les salariés sont les mêmes.

J’ajouterais que le travailleur du secteur public est conscient de travailler pour la population, pas pour des actionnaires ou pour augmenter les bonis d’un patron déjà surpayé…

Sur les conséquences de l’application des programmes d’ajustement structurels du Fonds monétaire international (FMI) qui ont nui à un grand nombre de pays pauvres :

Le président de la banque centrale d’un pays en développement m’ a confié un point de vue qui n’était pas isolé : il faudrait vraiment que son pays soit sur son lit de mort pour qu’il s’adresse au FMI.

Sur la chute du communisme…

Ce que la chute du mur de Berlin a été au communisme, le 15 septembre 2008, jour où Lehman Brothers s’est effondré, l’a peut-être été au fanatisme du marché (la théorie qui prête aux marchés sans entrave, entièrement laissés à eux-mêmes, la capacité à assurer la croissance et la prospérité économiques).

J’aimerais ici encore être aussi optimiste que lui à ce sujet…

Sur les deux poids et deux mesures de la politique économique des États-Unis :

Pendant la crise asiatique, il y a une décennie seulement, l’Amérique et le FMI ont exigé que les pays touchés réduisent leurs déficits publics en sabrant dans leur dépenses – même si, comme en Thaïlande, le résultat allait être une résurgence de l’épidémie du sida; même si, comme en Indonésie, cela signifiait une suppression de l’aide humanitaire aux affamés; même si, comme au Pakistan, la pénurie d’écoles publiques allait conduire les parents à envoyer leurs enfants dans les madrasas où ils seraient endoctrinés dans le fondamentalisme islamique. L’Amérique et le FMI ont obligé les pays à à relever les taux d’intérêt, dans certains cas (comme en Indonésie) jusqu’à plus de 50 %. Ils ont sommé l’Indonésie d’être intraitable avec ses banques et exigé que l’État ne les renfloue pas. Quel terrible précédent cela créerait, disaient-ils, quelle terrible intervention dans les mécanismes délicats du marché!

Et durant leur crise, qu’ont fait les États-Unis? Ils ont ramené les taux d’intérêt à 0 et ont renfloué non seulement les banques, mais aussi les autres institutions financières! Faites ce que je dis, pas ce que je fais!

Dans sa critique de l’évolution de la science économique, il parle de Gary Becker, récipiendaire d’un prix «Nobel» d’économie dont j’ai déjà cité quelques perles dans au moins un autre billet :

(…) dans la théorie néoclassique, la discrimination n’existe pas. L’argumentation [de Gary Becker] est simple : s’il y avait discrimination et que certaines entreprises dans la société ne la pratiquaient pas, elles allaient embaucher les membres du groupe de victimes de la discrimination, puisque leurs salaires seraient inférieurs. Ce mécanisme ferait remonter leurs salaires jusqu’à effacer toute différence entre groupes ethniques.

Au cas où ce ne soit pas assez clair, je tiens à préciser que Stiglitz ridiculise ce raisonnement…

Sur l’homo oeconomicus :

L’un des traits intéressants de la théorie économique, c’est que ce modèle décrit mieux les économistes que les autres, et plus les étudiants étudient l’économie plus ils deviennent comme le modèle.

Sur l’évolution des théories économiques, en particulier sur celle des néoclassiques (école de Chicago) qui est celle qui a le plus d’influence aux États-Unis depuis 1980 et qui est en grande partie responsable de la crise actuelle :

Le marché des idées n’est pas plus parfait que celui des biens, du capital ou du travail. Les meilleures idées ne l’emportent pas toujours

Sur le refus des financiers de prendre la responsabilité de la crise :

Sur les marchés financiers d’aujourd’hui, presque tout le monde clame son innocence. Tous n’ont fait que leur travail. Et c’est exact. Mais leur travail consistait souvent à exploiter les autres ou à vivre des gains de cette exploitation.

Sur les problèmes de mesure du PIB et leurs conséquences dans la crise :

Les économistes menaient des études subtiles pour relier le succès de l’Amérique à telle ou telle politique – mais comme leur mesure du succès était fausse [le PIB, en grande partie en raison de l’inefficacité du système de santé, des dépenses pour les prisons et de la bulle immobilière qui faisait grimper artificiellement la valeur des investissements, des profits et de la consommation, tous des éléments faisant partie du PIB], les conclusions de leurs études l’étaient souvent aussi.

On doit ici rappeler que Joseph Stiglitz a présidé récemment la Commission sur la Mesure de la Performance Économique et du Progrès Social. Créée au début de 2008 sur l’initiative du gouvernement français, elle visait «à étudier la pertinence des mesures actuelles de la performance économique, notamment celles fondées sur les chiffres du PIB.». Il connaît donc bien les lacunes du PIB

Sur la nature profonde des problèmes aux États-Unis :

les défauts de notre système financier illustrent les défauts de notre système économique, et les vices de notre système économique illustrent les problèmes de fond dans notre société.

Et alors…

Dans ce livre, Stiglitz semble penser que la leçon de la crise portera ses fruits. Dans un texte publié plus récemment, il est beaucoup moins optimiste. Partageant ce point de vue, je lui laisse donc le mot de la fin…

Au début de la récession, nous avons entendu moult bonnes paroles sur le fait que nous avions tiré les leçons de la Grande Dépression et de la longue léthargie nippone. À présent, nous savons que nous n’avons rien appris du tout. Le plan de relance américain était trop modeste, trop peu durable et mal conçu.

On n’a pas obligé les banques à prêter à nouveau. Nos dirigeants ont tenté de camoufler les faiblesses de l’économie – craignant peut-être qu’en parler franchement risquait de détruire totalement une confiance déjà fragile. Mais le pari est désormais perdu.

Maintenant que l’ampleur du problème est apparue en pleine lumière, une nouvelle certitude a surgi : la certitude que, quelles que soient les mesures adoptées, les choses vont empirer. Une léthargie prolongée apparaît désormais comme le scénario optimiste.

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28 commentaires leave one →
  1. Yves permalink
    5 septembre 2011 8 h 14 min

    Bon billet Darwin.

    Me semble que s’il y avait eu un référendum sur le programme d’Obama pour sauver les banques, sans doute il aurait été accepté, mais il y aurait eu des contraintes plus sévères à l’endroit des banques. Genre exiger de changer leur comportement et qu’il reconnaisse leurs responsabilités

    On devrait toujours demander à ceux qui payent ce qu’il en pense avant de prendre leur argent.

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  2. 5 septembre 2011 9 h 27 min

    «Me semble que s’il y avait eu un référendum sur le programme d’Obama pour sauver les banques»

    Pas sûr que ce genre de sujet doive passer par les référendums d’initiative populaire à la Drainville! Il y a déjà eu assez de problème à faire accepter l’intervention de l’État par la Chambre des représentants et le sénat!

    En fait, la première intervention pour les banques était le plan Paulson, bien avant l’arrivée au pouvoir d’Obama. Sa première version a d’ailleurs été refusée (heureusement, il s’agissait de l’achat par l’État des placements pourris des banques et autres institutions financières). Mais, chose certaine, il fallait intervenir. D’après Stiglitz (et d’autres comme Krugman). le mieux aurait été de les nationaliser, ne serait-ce que temporairement. En les revendant, l’État aurait pu récupérer tous ces investissements, voire faire un profit. Il aurait aussi pu imposer des restrictions dans les salaires et les politiques de bonis.

    De telles nationalisations ont entre autres été réalisées en Suède au début des années 1990 et en Angleterre plus récemment. C’est donc possible et efficace.

    «Genre exiger de changer leur comportement et qu’il reconnaisse leurs responsabilités»

    Ça, ça se fait avec des lois et c’est ce qu’Obama n’a pas fait! Oh, il en a parlé. Comme il a parlé de hausser les impôts des riches, d’investir en environnement, etc. Il parle bien, Obama… Mais pour l’action, c’est une autre histoire…

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  3. lizzie permalink
    5 septembre 2011 9 h 56 min

    Darwin

    Un article de Stiglitz sur les coûts liés au 11 septembre.

    http://www.slate.com/id/2302949/

    Des milliards dépensés dans deux guerres, une catastrophe financière et une Amérique affaiblie.

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  4. 5 septembre 2011 10 h 36 min

    «Un article de Stiglitz sur les coûts liés au 11 septembre.»

    Merci lizzie. Une autre nalyse intéressante et pertinente de Stiglitz.

    En fouillant un peu, j’ai trouvé sa version française ici (j’aurais dû chercher avant de lire la version anglaise!). La traduction n’est pas très élégante, mais peut être utile…

    http://lecercle.lesechos.fr/economistes-project-syndicate/joseph-e-stiglitz/221137316/prix-11-septembre

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  5. 5 septembre 2011 12 h 19 min

    Stiglitz dit :

    «La crise a clairement montré que l’autoréglementation – ce concept promu par le monde financier et qui me paraît en soi contradictoire – ça ne marche pas. »

    Pendant ce temps, en Angleterre :

    «La rémunération des patrons des grandes entreprises britanniques (…) a bondi de 108 % au cours de la même période [depuis 10 ans], tandis que les actions de leurs entreprises reculaient de 71 % en moyenne en bourse.»

    «Malgré les critiques à l’endroit des pratiques de rémunération dans les grandes entreprises, le gouvernement britannique a renoncé au plafonnement ou à la surtaxe des primes versées aux employés et dirigeants par les grandes banques.

    Celles-ci se sont simplement engagées à faire preuve de « retenue » en matière de rémunération et à augmenter leurs crédits aux entreprises.»

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2011/09/05/006-primes-patrons-britanniques.shtml

    «se sont simplement engagées à faire preuve de « retenue »»! Imaginons-nous si elles ne faisaient pas preuve de retenue! Une autre preuve que l’autoréglementation, «ça ne marche pas», comme le dit Stiglitz.

    Et, ce même gouvernement impose des plans d’austérité au reste de la population et des concessions salariales aux travailleurs.

    «Les résultats de cette étude ont fait rager les syndicats lundi, au moment où les travailleurs et les consommateurs sont appelés à faire d’importantes concessions dans le cadre du plan d’austérité du gouvernement. « Ceux qui demandent l’austérité salariale pour les travailleurs ont été pris en train de s’en mettre plein les poches », dénonce Bob Crow, le dirigeant du syndicat des transports, au sujet des entreprises proches du parti travailliste.»

    Encore une fois, une citation de Stiglitz révèle sa pertinence :

    «Des travailleurs mal payés qui avaient trimé dur toute leur vie et n’avaient commis aucune faute devraient subir une réduction de salaires, mais pas les financiers payés plus de un million de dollars et qui avaient mis le monde au bord de la ruine.»

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  6. 5 septembre 2011 14 h 06 min

    Intéressant Darwin, il a publié ce bouquin en 2010 mais l’a possiblement écrit sur une période de 2 ou 3 ans, je comprends son optimisme, en 2008, je pensais comme ça…

    Sur le FMI, il confirme l’idée mauvaise que j’en ai, intéressant aussi le deux poids deux mesures sur les banques, selon leur origine…

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  7. 5 septembre 2011 14 h 07 min

    Sur son article « le prix du 11 septembre » il dit à la première phrase:

    « L’attaque sur l’Afghanistan qui a suivi les attentats du 11 septembre était compréhensible »

    Eh bien! Faudrait qu’il m’explique!

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  8. 5 septembre 2011 14 h 32 min

    «Eh bien! Faudrait qu’il m’explique!»

    Il ne dit pas qu’elle était juste, mais simplement «compréhensible». Il est vrai que les camps d’entraînement d’Al-Quaida et Ben Laden lui-même y étaient. On peut donc comprendre cette attaque, même si on ne l’approuve pas. Je n’ai aucune idée de l’opinion de Stiglitz à cet égard. Mais, rien ne montre ici qu’il l’approuvait (ou qu’il ne l’approuvait pas).

    Dans mon esprit, il a dit cela comme cela uniquement pour accentuer le contraste avec l’attaque de l’Irak, qui, elle, n’avait vraiment aucun motif. On ne peut même pas approuver ou non ces motifs, il n’y en avait simplement pas! Enfin, il y en avait, mais pas ceux qui ont été avancées!

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  9. 5 septembre 2011 14 h 41 min

    « ll est vrai que les camps d’entraînement d’Al-Quaida et Ben Laden lui-même y étaient »

    Mouin, Ben Laden était autant en Afghanistan que les missiles de destruction massive étaient en Irak…et pour les camps, je crois qu’il y en avait encore plus au Pakistan…

    Mais bon, je ne veux pas trop dévier le sujet du billet…De plus, on arrive au 10 ième anniversaire bientôt de ce triste évènement, on aura certainement la chance d’en reparler.

    Pour moi, les deux guerres sont aussi incompréhensibles l’une que l’autre.

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  10. 5 septembre 2011 15 h 09 min

    «Ben Laden était autant en Afghanistan que les missiles de destruction massive étaient en Irak»

    C’est la première fois que je lis celle-là…

    Mais, tu as raison, «on aura certainement la chance d’en reparler.»…

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  11. lizzie permalink
    5 septembre 2011 15 h 14 min

    @koval et Darwin

    Pour régler la mésentente, OBL se promenait entre l’Afghanistan et le Pakistan.

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  12. youlle permalink
    5 septembre 2011 16 h 05 min

    Merci Darwin

    C’est le meilleur billet que je connais de vous.

    Ce que décrit ce Joseph Stiglitz correspond à ma pensée.

    ================

    «Ben Laden était autant en Afghanistan que les missiles de destruction massive étaient en Irak» (Koval)

    Ben Laden juste un peu plus qu’une image qui à été bien utile aux voisins.

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  13. 5 septembre 2011 16 h 16 min

    @ lizzie

    «OBL se promenait entre l’Afghanistan et le Pakistan.»

    Sûrement, mais les missiles de destruction massive ne se promenaient pas entre l’Irak et un autre pays!

    @ Youlle

    «C’est le meilleur billet que je connais de vous.»

    Merci. Moi qui craignais qu’il soit ennuyant… J’ai pris ces citations un peu partout dans son livre et je craignais que le résultat soit un peu décousu. En plus, il fait rarement de déclarations courtes et incisives, mais plus souvent de longues démonstrations nuancées.

    «Ce que décrit ce Joseph Stiglitz correspond à ma pensée.»

    Ce n’est pas le premier livre de lui que je lis. Pour un ancien dirigeant de la Banque mondiale, on ne peut nier qu’il a gardé le bien commun en tête de ses priorités!

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  14. lizzie permalink
    5 septembre 2011 16 h 42 min

    @Darwin

    « Sûrement, mais les missiles de destruction massive ne se promenaient pas entre l’Irak et un autre pays! »

    Moi, je n’ai jamais parlé de l’Irak.

    Voici une vidéo de Bush où il rit de l’absence d’AMD en Irak. (vers 5:09)

    Ça m’a toujours écoeurée.

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  15. lizzie permalink
    5 septembre 2011 17 h 23 min

    Taboire, j’ai oublié de mettre le lien vers la vidéo.

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  16. 5 septembre 2011 20 h 30 min

    «Voici une vidéo de Bush où il rit de l’absence d’AMD en Irak. (vers 5:09)
    Ça m’a toujours écoeurée.»

    Il s’agit de la rencontre avec la presse où les politiciens sont appelés à rire d’eux-mêmes et à faire des blagues. C’est à une rencontre semblable que Michaelle Jean a fait semblant d’être saoule et a dit son célèbre «Je suis hot!» qu’on lui a reproché par la suite.

    J’ai beaucoup de choses à reprocher à M. Bush et À Mme Jean, mais pas ça…

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  17. 6 septembre 2011 8 h 41 min

    Vu les morts engendrés par le conflit, la blague de Bush est de très très mauvais goût à mon avis…

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  18. 6 septembre 2011 9 h 02 min

    «Vu les morts engendrés par le conflit, la blague de Bush est de très très mauvais goût à mon avis…»

    Avoir déclaré cette guerre sans motif demeure bien pire. Lui et ses amis faucons sont directement la cause de ces morts. Je leur reprocherai toujours plus ces décisions que de réciter une blague écrite par un scripteur qui se pense drôle…

    Cela dit, je suis bien d’accord que cette blague est de très très mauvais goût…

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  19. 6 septembre 2011 9 h 48 min

    Mme Jean avait, il me semble, vomit pas mal sur les québécois dans son ptit spectacle grotesque….mais bon c’était pour rire…ben oui…

    Et pour Bush, ben ça ajoute à l’affront et au cynisme…ça écoeure en maudit!

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  20. 6 septembre 2011 9 h 51 min

    «Mme Jean avait, il me semble, vomit pas mal sur les québécois dans son ptit spectacle grotesque»

    Je ne me souviens plus… Mais, vrai que ce n’était pas fort…

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  21. 20 juin 2012 2 h 35 min

    Ce n’est pas Joseph Stiglitz qui, en 2002, avait assuré qu’il était quasiment impossible que Fannie Mae et Freddie Mac prennent le chemin de la banqueroute?

    Bref, j’veux bien croire que la déréglementation ait pu aidé à alimenter la crise mais c’est quand même un peu gênant non?

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  22. 20 juin 2012 7 h 13 min

    «Ce n’est pas Joseph Stiglitz qui, en 2002, avait assuré qu’il était quasiment impossible que Fannie Mae et Freddie Mac prennent le chemin de la banqueroute?»

    Je ne pense pas… Cela ne lui ressemble pas! Avez-vous une source?

    « j’veux bien croire que la déréglementation ait pu aidé à alimenter la crise mais c’est quand même un peu gênant non?»

    Pouvez-vous développer? Pour moi, elle n’a pas «aidé à alimenter la crise», elle l’a causé. Et de quoi parlez-vous avec «c’est quand même un peu gênant non?»? Je ne comprends absolument pas le sens de votre commentaire…

    C’est peut-être un comm de nuit trop arrosée…

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  23. 20 juin 2012 12 h 45 min

    « En 2002, des parlementaires républicains américains, dont les deux candidats à la présidentielle de 2008 John McCain et Ron Paul, dénoncent la politique des GSE (Governement Sponsored Enterprises) Fannie Mae et Freddie Mac, consistant à cautionner sur demande des Démocrates les crédits immobiliers aux ménages insolvables, ceci malgré le danger de défaillance du système bancaire que cela représente. Les deux organismes à caution publique mandatent Joseph Stiglitz pour répondre à ces attaques. Celui-ci publie un rapport qui conclut à leur quasi absence de risque de défaillance (1 sur 500 000 à 3 000 000), affirmant qu’ils disposent de suffisamment de capital. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Eugene_Stiglitz#Crise

    C’est cela que je voulais dire par « un peu gênant ».

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  24. 20 juin 2012 13 h 52 min

    «C’est cela que je voulais dire par « un peu gênant ».»

    Merci de l’info. Oui, c’est gênant, mais il faudrait voir s’il affirmait que la «quasi absence de risque de défaillance » reposait sur la situation de l’époque (pas encore de bulle) ou s’il s’agissait d’un constat permanent. Comme ce jugement portait sur le niveau de capitalisation, il est possible qu’il n’ait porté que sur la situation de l’époque où il a émis cet avis. Rappelons que c’est plus tard que Bush avait élargi le mandat de Fannie Mae et Freddie Mac.

    Chronologie de la bulle immobilière américaine des années 2000 – 2001-2006

    Voir à partir de 2002, surtout décembre 2003.

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  25. 20 juin 2012 17 h 28 min

    « Oui, c’est gênant, mais il faudrait voir s’il affirmait que la «quasi absence de risque de défaillance » reposait sur le situation de l’époque (pas encore de bulle) ou il s’agissait d’un constat permanent. »

    C’est aussi ce que je pense mais c’est tout de même dommage qu’il ne soit pas revenu sur cette histoire par après afin de répondre à tous les libertariens/conservateurs qui tentaient de s’en servir pour le ridiculiser.

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  26. 20 juin 2012 22 h 01 min

    «c’est tout de même dommage qu’il ne soit pas revenu sur cette histoire»

    Je ne le suis pas d’assez près pour savoir s’il a déjà répondu à ça. Quant à moi, les libertariens/conservateurs peuvent bien le ridiculiser, je n’en ai rien à foutre! Moi, j’ai beaucoup de respect pour lui, même s’il a peut-être déjà fait une erreur.

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