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Où le vote de Québec solidaire s’est-il le plus amélioré?

23 avril 2014

qs-2014Le nombre de personnes qui ont voté pour Québec solidaire a augmenté de 23 % entre les élections de 2012 et 2014, passant de 263 233 à 323 124. Mais comme le taux de participation a diminué, le pourcentage de votes pour QS a connu une hausse un peu plus élevée, soit de 27 % (de 6,03 % à 7,63 %). Cette hausse ne s’est bien sûr pas répartie également entre les circonscriptions et les régions. Je vais ici tenter de déterminer dans quelles circonscriptions et dans quelles régions et types de régions le vote a le plus augmenté et le plus diminué. Je reprends ici le modèle que j’avais utilisé en 2012 pour faire le même exercice en comparant le vote de 2012 avec celui de 2008.

Dans l’ensemble

Comme les taux de participation peuvent avoir changé de façon significative entre 2012 et 2014 dans chaque circonscription, je trouve préférable de comparer les taux de vote pour QS plutôt que les changements en nombre de votes. De façon globale, le pourcentage a augmenté dans 99 des 125 circonscriptions (soit près de 80 % des circonscriptions) et a diminué dans 25 autres (et fut donc égal dans une), y compris dans Nelligan où QS ne présentait pas de candidatE.

Les 10 circonscriptions où le vote pour QS a le plus augmenté en point de pourcentage sont :

  • Rimouski, avec 9,0 points de pourcentage;
  • Hochelaga-Maisonneuve, 6,9 points;
  • Soulanges, 6,2 points;
  • Sherbrooke, 6,0 points;
  • Sainte-Marie-Saint-Jacques, 5,2 points;
  • Gouin, 4,8 points;
  • Rosemont, 4,2 points
  • Taschereau, 3,7 points;
  • Taillon, 3,7 points;
  • Jean-Lesage, 3,6 points.

Notons que j’ai omis volontairement Nicolet-Bécancour (gain de 7,9 points), car QS n’y était pas représenté en 2012 à la suite d’une entente avec Option nationale. Il est remarquable de constater que seulement quatre de ces circonscriptions sont dans l’Île de Montréal, alors que les 11 gains les plus élevés entre 2008 et 2012 s’y trouvaient. Les autres gains les plus élevés parmi ces 10 circonscriptions ne présentent aucune concentration notable, se situant aussi bien à Québec (2), en Estrie (1), dans le Bas-Saint-Laurent (1) que dans la couronne de Montréal (2).

Parmi les 25 circonscriptions où le soutien à QS a diminué, une seule (à part Nelligan où QS n’a pas présenté de candidature) a diminué de plus de 2 points de pourcentage, soit Bourassa-Sauvé où la baisse a atteint 4,4 points.

Par grandes régions

Comme les sondages donnent toujours des résultats par grandes régions, j’ai cru bon de regarder aussi la progression du vote de cette façon. Notons qu’un certain nombre de circonscriptions chevauchent ces régions, mais j’ai fait de mon mieux pour les attribuer à la région où le plus grand nombre de personnes habitent.

qs-2014-1

Cela peut sembler étonnant, même si la grande diversité de provenance des 10 circonscriptions où le taux d’appui a le plus augmenté nous a fourni un indice important, mais la hausse la plus importante du vote à QS s’est observée dans le reste du Québec (hausse de 1,88 point de pourcentage), soit plus que dans la région métropolitaine de recensement de Québec (RMR-Québec, 1,52 points) et encore plus que dans la région métropolitaine de recensement de Montréal (RMR-Montréal, 1,29 point). Notons que, même en excluant les résultats éclatants de Rimouski (mais pourquoi les enlèverait-on?), circonscription qui a connu la croissance du pourcentage de vote pour QS la plus élevée (bravo à Marie-Neige Besner, aux bénévoles qui l’ont aidée et à la population de Rimouski!), la hausse dans le reste du Québec demeurerait plus élevée que dans les autres régions avec un gain de 1,72 point. Cela dit, l’appui est toujours nettement le plus élevé dans la région de Montréal.

Par type de circonscription

J’ai voulu aussi examiner la progression par type de circonscription, urbaines, de banlieue et autres. J’ai mis les circonscriptions mixtes (à la fois urbaines, de banlieue et autres) avec les circonscriptions du reste du Québec et celles des extrémités de l’Île de Montréal avec les banlieues. En fait, hors de Montréal et de Québec, je n’ai pu retenir dans les «villes» que les circonscriptions de Chapleau, Chicoutimi, Hull, Joliette, Jonquière, Sherbrooke et Trois-Rivières.

qs-2014-2

Encore là, la hausse la plus importante s’est produite dans les circonscriptions hors des grandes villes et des banlieues (hausse de 1,88 point de pourcentage). L’écart serait encore plus grand si j’avais calculé la hausse en pourcentage plutôt qu’en points de pourcentage. De cette façon, on conclurait que la hausse fut de 41 % dans le reste du Québec, de 35 % dans les banlieues et de seulement 13 % dans les villes. L’appui demeure près du double dans les villes que dans les autres régions, mais l’écart s’est resserré.

Dans les villes

Finalement, comme c’est clairement dans les milieux urbains que QS est le plus populaire en termes de votes, il est intéressant de regarder de plus près la situation dans les villes. J’ai donc regroupé les villes en fonction des trois grandes régions.

qs-2014-3

 

On voit ici aussi que la hausse des appuis de QS s’est davantage concentrée hors de Montréal, mais là, encore plus clairement. En pourcentage, la hausse fut de 37 % à Québec, de 48 % dans les villes du reste du Québec, mais de seulement 3 % dans l’Île de Montréal! En plus, la hausse fut plus forte dans la banlieue de Montréal que dans l’Île comme telle (hausse de 1,57 point de pourcentage par rapport à 0,46 point dans l’Île, ou de 36 % par rapport à 3 %!). Il faut dire que 13 des 25 circonscriptions où l’appui pour QS a baissé se trouvent dans l’Île de Montréal, surtout dans celles qui comptent des fortes proportions d’anglophones et d’allophones, tandis que l’appui a monté dans les circonscriptions centrales, fournissant un bon espoir d’augmenter la députation. La charte des pseudo valeurs québécoises n’est sûrement pas étrangère à ces baisses…

Et alors…

Lorsque j’ai fait cet exercice en 2012, les gains de QS étaient fortement concentrés dans la RMR de Montréal et encore plus dans l’Île de Montréal. Là, le portrait est fort différent! L’appui QS sort sans contredit de Montréal, n’en déplaise à ses détracteurs!

Comme je le mentionnais la dernière fois, une plus grande concentration de l’augmentation à Montréal aurait sûrement permis l’élection d’un ou deux députéEs de plus. Par contre, les gains dans les autres régions du Québec sont pour moi plus prometteurs à moyen et long termes. Les idées de QS trouvent davantage d’ancrage qu’en 2012 hors de Montréal, même si c’est encore dans l’Île de Montréal qu’elles trouvent encore le plus fort appui.

Bien des facteurs peuvent expliquer ces meilleurs résultats hors de Montréal. Les débats sur la charte du PQ qui ont, semble-t-il, porté davantage d’anglophones et d’allophones à aller voter en est sûrement un. Mais, est-ce possible que le vote stratégique commence à perdre de l’ampleur? Une partie plus grande de la population commence-t-elle à voir QS comme le plus sérieux porteur du projet d’indépendance? Les tergiversations et le cynisme des stratégies péquistes rendent-elles le pinçage de nez plus difficile pour les progressistes?

Comme la dernière fois, je laisse ce débat ouvert. Chose certaine, ces données, étonnantes sur certains points, changent la donne depuis la dernière élection et augmentent les possibilités à la fois d’augmenter la députation de QS et de voir ses idées gagner du terrain hors de Montréal!

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21 commentaires leave one →
  1. 23 avril 2014 23 h 02 min

    Merci pour cette analyse Jeanne. En jouant avec les résultats de mon côté j’avais dégagé les mêmes constats.

    J’attends maintenant les résultats par pôles électoraux, afin de raffiner l’analyse. Cela permettra entre autre de distinguer les pôles urbains des autres pour les circonscriptions mixtes.

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  2. 23 avril 2014 23 h 24 min

    «En jouant avec les résultats de mon côté j’avais dégagé les mêmes constats.»

    Normal, ce sont les mêmes données! 😉

    «J’attends maintenant les résultats par pôles électoraux»

    Pôles? Par bureau de scrutin? Je ne suis pas certain de comprendre ce terme… (poll?)

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  3. 24 avril 2014 1 h 21 min

    Je ne sais jamais comment les appeler: pôles électoraux (terme employé le plus souvent à QS) ou secteurs de vote (terme officiel du DGEQ je crois). Il y en a environ 150 par circonscriptions, chacun regroupant environ 350 électeurs et électrices. Ça permet de constater que le vote est loin d’être homogène à l’intérieur d’une circonscription. En affinant l’analyse au niveau des pôles, on devrait voir des tendances encore plus nettes.

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  4. 24 avril 2014 5 h 57 min

    C’est bien de que je pensais, c’est un emprunt à l’anglais «poll», bureau de vote ou de scrutin, en français. C’était la première fois que je voyais ce mot écrit de cette façon.

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  5. 24 avril 2014 9 h 35 min

    À l’automne 2011, je commençais à croire que le Québec avait plus de chances de devenir un pays avec la CAQ avant fusion avec l’ADQ qu’avec le PQ. Quand Jean-Martin Aussant a fondé Option nationale, j’ai viré capot.

    Une partie plus grande de la population commence-t-elle à voir QS comme le plus sérieux porteur du projet d’indépendance?

    Une partie plus grande de la population, je ne dirais pas, surtout après le succès que Philippe Couillard a obtenu à exploiter le spectre d’un référendum pour défaire le PQ.

    Une infime partie plus grande de son 60 013 votes, la différence entre 323 124 en 2014 et 263 111 en 2012, je dirais oui. En provenance d’ON peut-être plus que du PQ, dans quelques circonscriptions, sans circonspection.

    En mars 2014, j’ai visionné un débat pré-électoral entre Nic Payne d’ON, Alexandre Leduc de QS et Frédéric ST-Jean du PQ. J’y ai appris les différentes positions des trois partis pour ce qui concerne l’indépendance politique du Québec.

    https://www.youtube.com/watch?v=PgCycCQWGSs 56 minutes

    Cette vidéo aurait été vu par au plus 1776 personnes.

    Je crois que le charme de Françoise David au débat du 20 mars a joué plus fortement sur le résultat de l’élection du 7 avril que la portée par QS du projet d’indépendance. À ce débat cependant, c’était la première fois qu’elle m’est apparue aussi indépendantiste, plus indépendantiste que ce que j’ai retenu sur le sujet d’Alexandre Leduc, la position du parti.

    La préoccupation majeure de QS semble toujours la lutte aux inégalités. L’élargissement à l’indépendance politique est un passage obligé à celui de son champ d’exploitation électoral du côté du PQ plus facile que des côtés du PLQ, de la CAQ et des partis mineurs ou marginaux.

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  6. 24 avril 2014 9 h 51 min

    «Une partie plus grande de la population, je ne dirais pas»

    J’aurais peut-être dû être plus spécifique et parler d’une partie plus grande des indépendantistes plutôt que de la population.

    « j’ai visionné un débat pré-électoral»

    J’ai aussi vu cette vidéo, mais pas en entier.

    «L’élargissement à l’indépendance politique est un passage obligé à celui de son champ d’exploitation électoral du côté du PQ»

    Je ne partage pas cette lecture. L’indépendance est aussi un passage obligé pour mettre en oeuvre l’entièreté de son programme socio-économique.

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  7. Yves Parenteau permalink
    24 avril 2014 14 h 01 min

    Je ne comprends pas pourquoi Verchères n’est pas dans la liste des comtés où QS a fait de grands gains. QS dans Verchères a eu 1900 votes en 2012 pour 4,07% du vote et 3074 et 7,09% du vote en 2014. Une hausse considérable. Ceci dit, les résultats de Verchères vont dans le même sens que l’hypothèse avancée ques les plus gros gains sont dans la région de Montréal.

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  8. 24 avril 2014 18 h 01 min

    «Je ne comprends pas pourquoi Verchères n’est pas dans la liste des comtés où QS a fait de grands gains.»

    Parce que je n’ai cité que les 10 gains les plus importants et que le dixième avait un gain de 3,6 points de pourcentage, soit plus que celui de 3,03 points dans Verchères, ce qui classe cette circonscription au vingtième rang dans les gains ls plus élevés… Cela dit, ce gain appréciable est bien sûr compilé dans les trois tableaux du billet.

    « les résultats de Verchères vont dans le même sens que l’hypothèse avancée ques les plus gros gains sont dans la région de Montréal.»

    En fait le billet dit le contraire… D’ailleurs, j’ai classé Verchères dans le reste du Québec dans les deux premiers tableaux, car une partie de cette circonscription est à l’intérieur et une autre à l’extérieur de la RMR de Montréal, appliquant le principe énoncé dans le billet : «J’ai mis les circonscriptions mixtes (à la fois urbaines, de banlieue et autres) avec les circonscriptions du reste du Québec»

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  9. 25 avril 2014 4 h 13 min

    L’indépendance est aussi un passage obligé pour mettre en oeuvre l’entièreté de son programme socio-économique.

    Je partage cette lecture.

    « Rimouski, avec 9,0 points de pourcentage; »

    Il y a du Suzanne Tremblay, ex-députée bloquiste là-dessous :

    http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/electionsquebec2014/archives/2014/03/20140320-130503.html

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  10. 25 avril 2014 5 h 47 min

    C’est sûr que ça a aidé!

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  11. 12 octobre 2018 19 h 49 min

    Pourquoi ne pouvons-nous pas nous unir aux forces sociale-démocrates du ROC? je parcours https://thetyee.ca/ , http://www.rabble.ca/ et suis le blog « A Socialist In Canada »…. Je m’y retrouve entièrement…

    Je contribue à https://policyalternatives.ca et au Conseil des Canadiens. La conservation du fait français en Amérique a-t-elle primauté sur l’émancipation du prolétariat? Peut-on négliger une lutte au détriment de l’autre?

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  12. 12 octobre 2018 21 h 25 min

    @ Raymond Lutz

    Je ne comprends vraiment pas le lien entre ce commentaire et ce billet qui n’aborde même pas de loin cette question. C’est d’autant plus étrange que ce billet date de plus de quatre ans.

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  13. 14 octobre 2018 8 h 43 min

    ah ah! je ne sais pas comment je suis tombé dans ce trou temporel! 😎 une recherche google?

    « n’aborde même pas de loin cette question »

    Je crois que je lisais plus les commentaires et en particulier « L’indépendance est aussi un passage obligé pour mettre en oeuvre l’entièreté de son programme socio-économique. »

    Quelques confrères et moi (je ne suis donc pas seul, mince consolation!) considèrent que le virage indépendantiste de QS est une erreur et que la social-démocratie doit se faire avant l’indépendance.

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  14. 14 octobre 2018 15 h 01 min

    J’ai assez participé à l’élaboration du programme (ce qui ne veut pas dire que je l’appuie entièrement, en démocratie, on en gagne et on en perd) et du cadre financier de QS pour constater à quel point l’indépendance est nécessaire pour le réaliser. Que ce soit des mesures comme la gratuité des CPE (qui ferait économiser les crédits au fédéral) ou l’abolition des droits de scolarité (idem), ou l’implantation d’un revenu minimum garanti et même la création d’une assurance dentaire publique, une partie des économies générées irait au fédéral, rendant plus coûteuse l’adoption de ces mesures. En plus, d’autres mesures, comme la création d’une banque étatique, seraient presque impossible pour une province. Et, je ne parle pas des autres raisons valables pour faire l’indépendance, dont le contrôle de ses outils de développement.

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  15. 14 octobre 2018 22 h 55 min

    Bravo pour votre implication dans élaboration du programme… vous êtes donc en parti responsable du gain de sièges (et donc de visibilité) de QS 😎

    Cependant, concerant l’indépendance… c’est un peu circulaire comme argument… par définition, tout élément de programme qui nécessite des actions dans les champs de compétence fédérale forcera les adhérents à dire: « Vous voyez! pour faire tout ça, il faut se séparer du Canada… »

    Pourtant le ROC regorge d’individus, de critiques, d’économistes progressistes (voire les références données plus haut) qui seraient des alliers de choix pour ces transformations que vous jugez ‘presque impossibles’.

    Et de l’autre côté de la lorgnette, vous avez des pays, eux, souverains (ah les chanceux, on les envie) dont les gouvernements se soumettent corps et âme aux préceptes néolibéraux (les imposent, plutôt). Exhibit A: Juncker (président de la Commission européenne) a affirmé « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » Si la souveraineté n’est pas une condition suffisante pour notre émancipation, comment peut-elle être une condition nécessaire?

    Et sur le thème de l’impossibililté, F. Lordon traite clairement (tiens!) de « L’impossibilité organisée » dans un article écrit à l’occasion de la sortie du film « En guerre » (qui a été projeté au Québec, sans trop faire de bruit?)

    Incidemment, au sujet du revenu minimum garanti je signale cette vidéo d’une jeune canadienne (qui vient de compléter un PhD en Human Geography / Political Ecology à Toronto). Elle distingue l’universal basic income VS le salaire à vie de Bernard Friot. Désolé, j’ai voté QS sans consulter le détail de leur programme, j’ignore donc la pertinence de la critique (marxiste?) de cette vidéaste.

    Ah sapristi, on vient tout juste de me suggérer (sur mon fil Mastodon) cette conférence d’un économiste de la décroissance, Denis Bayon, s’exprimant sur le revenu de base « qui serait incapable d’assumer un projet de décroissance. ». Tant de chose à lire et écouter…

    Lordon https://blog.mondediplo.net/en-guerre-pour-la-preemption-salariale
    UBI vs Salaire à vie https://www.youtube.com/watch?v=WcLelEGYQGM
    décroissance et revenu de base https://www.youtube.com/watch?v=Dtz8p_uBQU0

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  16. 15 octobre 2018 0 h 15 min

    «vous êtes donc en parti responsable du gain de sièges (et donc de visibilité) de QS»

    Ouf, en très petite partie! J’ai surtout aidé sur les questions économiques et budgétaires. Je suis d’ailleurs un des économistes qui ont signé le cadre budgétaire. Pour le programme, j’ai contribué aussi, mais peu (je suis en bonne partie responsable du retrait de la plateforme de la proposition de ramener la semaine de travail à 32 heures sans perte salariale, ça, je le reconnais!).

    «Cependant, concerant l’indépendance… c’est un peu circulaire comme argument…»

    Désolé, je ne vois pas la circularité de cet argument.

    «Pourtant le ROC regorge d’individus, de critiques, d’économistes progressistes »

    Tout à fait. Il serait toujours possible de collaborer après l’indépendance. J’ai simplement dit que ce n’était pas l’objet de ce billet.

    «Elle distingue l’universal basic income VS le salaire à vie de Bernard Friot. »

    J’ai critiqué l’un et l’autre. Le revenu minimum garanti de QS n’a rien à voir avec ces deux concepts. Il ne vise que les personnes qui gagnent moins qu’un certain revenu.

    « le revenu de base « qui serait incapable d’assumer un projet de décroissance. ».

    Bien d’accord. même si ce n’est pas directement ce que je lui reproche le plus, mais indirectement cela en fait partie.

    Sur le salaire à vie :
    https://jeanneemard.wordpress.com/2014/01/27/le-salaire-a-vie/

    Sur le revenu de base (six billets) :
    https://jeanneemard.wordpress.com/tag/le-revenu-de-base/

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  17. 15 octobre 2018 6 h 30 min

    « «Cependant, concerant l’indépendance… c’est un peu circulaire comme argument…»
    Désolé, je ne vois pas la circularité de cet argument. » Oui, en effet, ce n’est pas le bon terme. « truisme » aurait mieux convenu.

    Je parcours votre collection de billets sur le RDB et trouve ceci (juin 2013):

    « Bref, même si je partage en grande partie l’analyse des dysfonctionnements du système économique dans lequel nous vivons, je ne suis toujours pas du tout convaincu que le revenu de citoyenneté est un moyen pertinent pour y faire face, bien au contraire. »

    Votre position est-elle encore la même? Je croise dans mes lectures diagonales des avis très critiques de cette mesure. À celle de Bayon (cité plus haut) il y a celles de Paul Jorion et de Frank Lepage… tous deux non économistes (c’est peut-être un atout…)

    Y a-t-il quelques résultats à tirer (même partiels) de l’expérience ontarienne avortée par Ford?

    Je copie ici les liens pour le bénéfice de vos lecteurs:

    « Le revenu universel de base, une fausse bonne idée ? » https://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/24/le-revenu-universel-de-base-une-fausse-bonne-idee_5068084_3232.html

    « Franck Lepage : ‘Le revenu universel est une mesure de droite’  » https://www.youtube.com/watch?v=cQQh67cdYu8

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  18. 15 octobre 2018 11 h 30 min

    «Votre position est-elle encore la même?»

    En gros oui. Trop cher et inefficace pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, comme le montre clairement une étude du Centre canadien de politiques alternatives (vous voyez, je lis les progressistes des autres provinces, même quand c’est en anglais!) que j’ai présentée dans ce billet :

    https://jeanneemard.wordpress.com/2016/10/12/le-revenu-minimum-garanti-et-la-lutte-contre-la-pauvrete/

    «Y a-t-il quelques résultats à tirer (même partiels) de l’expérience ontarienne avortée par Ford?»

    Si oui, je ne le sais pas. Et, à ma connaissance, son application ne visait que les plus pauvres. C’était donc plus comparable au RMG de QS qu’au revenu de base.

    Et en passant, Paul Jorion se présente comme économiste et anthropologue dans l’article du Monde (et ailleurs).

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  19. Raymond Lutz permalink
    15 octobre 2018 13 h 12 min

    « Paul Jorion se présente comme économiste »? Il y a distinction entre « P. Jorion se présente » et « P. Jorion est présenté » comme économiste.

    J’ai souvenir à quelques reprises de l’avoir entendu reprendre son interviewer pour préciser qu’il n’était pas économiste de formation…. Et sur sa page personnelle, il n’y a pas de confusion https://www.pauljorion.com/blog/a-propos/

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  20. 15 octobre 2018 15 h 30 min

    D’accord. Il reste étrange qu’on le présente si souvent ainsi. En outre, comme il a écrit beaucoup de textes sur l’économie que que le titre économiste n’est pas réglementé, cela ne me dérange nullement que quelqu’un qui connaît aussi bien ce domaine soit présenté comme tel.

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