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Affamer la bête ou la récupérer?

12 septembre 2011

L’idée de ce billet m’est venue à la lecture de La dissociété, livre de Jacques Généreux. Ce billet ne porte pas sur l’objet premier de ce livre, sur lequel je reviendrai, mais sur un concept que l’auteur a développé dans son analyse de l’évolution du néolibéralisme.

Affamer la bête

Un peu partout dans le monde, les gouvernements néolibéraux procèdent depuis 1980 de la même façon pour réduire la taille de l’État :

  • ils baissent les recettes de l’État durant les périodes de croissance, surtout par des réductions des impôts personnels, mais aussi des impôts des entreprises et parfois des taxes;
  • ils se retrouvent avec des déficits dès que l’économie ralentit et avec des déficits énormes s’il y a récession;
  • ils se voient «forcés» d’adopter des plans d’austérité qui, règle générale, ne comprennent que peu de hausses de recettes (encore moins du côté des impôts qui ont été réduits au cours de la période de croissance précédente), mais beaucoup plus de compressions de dépenses;
  • ils en viennent inévitablement à diminuer les services publics, prétendant que l’État vit au dessus de ses moyens et n’a pas le choix de se serrer la ceinture.

L’objectif de cette stratégie est d’«affamer la bête» (stratégie mieux connue par son appellation anglaise, «starve the beast»). Selon bien des auteurs, dont Paul Krugman, cette stratégie est tout à fait consciente. Dans une de ses chroniques, Krugman l’attribue à «de nombreux membres de l’intelligentsia conservatrice, d’Alan Greenspan à Irving Kristol ».

Pour Généreux, le pire dans cette stratégie, c’est que son objectif néolibéral n’est pas poursuivi que par les gouvernements ouvertement de droite, comme les conservateurs canadiens et les républicains des États-Unis, mais aussi par la «nouvelle gauche», comme les travaillistes anglais de Tony Blair, et comme les démocrates des États-Unis. Le dernier accord sur le relèvement du plafond de la dette le montre bien. En effet, non seulement l’accord n’a prévu que des baisses de dépenses pour diminuer le déficit, mais la position d’Obama et des démocrates était au départ que seulement 17 % de la baisse du déficit proviendrait de la hausse des recettes fiscales!

Même si le plan qu’il a déposé la semaine dernière est mieux pensé, il n’empêche qu’il contient plus de baisses d’impôts et de taxes que de hausses de dépenses. Et, les hausses de dépenses n’ont pratiquement aucune chance d’être adoptées

Récupérer la bête

Selon Généreux, l’objectif des néolibéraux n’est pas nécessairement d’affamer la bête, mais de la récupérer, de la détourner de ses objectifs pour que son action serve à protéger les entreprises et certains intérêts particuliers plutôt que le bien-être des citoyens :

«Les néolibéraux dénigrent publiquement la politique, mais ne mènent eux-mêmes rien d’autre qu’un combat politique pour contrôler l’action publique et la mobiliser au service d’intérêts particuliers.»

Plusieurs auteurs ont de fait observé que la part des dépenses gouvernementales sur le PIB aux États-Unis sous les présidences de Reagan et de Bush II n’a pas diminué. Par contre, ses dépenses ont été réorientés avec, par exemple, plus de dépenses militaires et moins de dépenses sociales.

Il en est de même depuis le début de la crise actuelle. Les dépenses gouvernementales des États-Unis ont été drôlement plus élevées pour aider les entreprises et pour renflouer les banques et les autres institutions financières, premières responsables de la crise, que pour soulager les victimes, soit les ménages et les travailleurs. Comme le montre bien ce graphique, la part des profits des sociétés sur le PIB (ligne bleue) a recommencé à augmenter avant même la fin officielle de la récession et se retrouve aujourd’hui à un niveau plus élevé que lorsque qu’elle a atteint son sommet antérieur, vers 2006. Ce même graphique montre que la part des salaires (ligne rouge) diminuait même durant la période de croissance des années 2000, a plongé au cours de la récession et ne s’est guère relevée depuis.

De même, le taux de chômage ne baisse toujours pas deux ans après la fin officielle de la récession. En effet, les dernières données du département du Travail des États-Unis ne montrent aucune augmentation de l’emploi en août et un taux de chômage officiel toujours au-dessus de 9 %. Pire, «mesuré au sens large, c’est-à-dire en incorporant les chômeurs dits découragés, un certain nombre d’autres exclus du décompte officiel, ainsi que les personnes contraintes de travailler à temps partiel à défaut de pouvoir trouver un emploi à plein temps, le taux de chômage des États-Unis est remonté de 0,1 point en août, pour s’établir à 16,2 %.».

Selon le Bureau of Labor Statistics, le taux d’emploi, lui, était en août dernier exactement au même niveau (58,2%) qu’à la fin de la récession, toujours bien loin de son niveau d’avant la récession (autour de 63 %)!

Et ici?

Ici aussi, les néolibéraux et ceux qui appliquent leurs recettes récupèrent la bête. On diminue les impôts personnels et les impôts des sociétés et on augmente les taxes et les tarifs. On veut limiter les dépenses sociales, par exemple en cherchant à rehausser l’âge où les personnes âgés ont droit aux prestations de la pension de vieillesse et de la Régie des rentes, mais pas les subventions. Des exemples?

On n’a pas arrêté de vanter la solidité de notre système bancaire. Il est sans contredit plus solide que celui de notre voisin du sud. Mais alors, comment expliquer que nos banques aient eu besoin de tant d’aide de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et la Banque du Canada?

«Les banques canadiennes ont emprunté 110 milliards. (…) Selon les données officielles, au plus fort de la crise financière, les emprunts spéciaux effectués auprès de la Banque du Canada par les établissements du pays atteignaient 41 milliards en décembre 2008.»

Encore pire, comment expliquer que nos banques aient en plus eu besoin de l’aide de la Banque fédérale des États-Unis?

«De grandes banques canadiennes ont aussi profité de cette bouée de sauvetage: à l’insu du public et des investisseurs, elles ont reçu une injection de 27 milliards US, au moment où leur capitalisation boursière frôlait l’abîme.»

Et, l’aide aux entreprises ne se limite pas au secteur bancaire…

  • Nos pauvres riches voudraient de l’aide pour que l’État subventionne un héliport à Montréal pour pouvoir éviter la circulation et passer plus de temps avec leur famille…
  • Les gouvernements du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique se sont concurrencés pour subventionner la firme Eidos : «En plus des crédits d’impôt de 37,5% des coûts de main-d’œuvre offerts à tous les studios de jeu vidéo, le gouvernement du Québec octroiera une subvention directe de 2 millions de dollars à Eidos Montréal, propriété de Square Enix. »
  • Notre gouvernement déboursera 287,6 millions $ sur un coût total de 331,6 millions $ (si le budget est respecté) pour une route ne servant qu’à une mine de diamants dans le cadre du Plan Nord.
  • Ai-je parlé des gaz de schistes qui ne rapportent rien, mais coûtent au contraire de l’argent à l’État, tout cela pour détruire notre environnement et la qualité de vie des citoyens? Des subventions à l’«industrie» de l’amiante pour créer des emplois et menacer la vie des travailleurs des pays pauvres? Je crois que vous avez compris l’idée…

Et, pendant ce temps, les lobbys néolibéraux du Québec ne sont toujours pas satisfaits. Ils trouvent le salaire minimum trop élevé, la présence syndicale trop importante, la réglementation encore trop exigeante et les taxes sur la masse salariale trop élevées pour les entreprises. En conséquence, «Le Conseil du patronat (CPQ) donne un «C» au Québec en matière de prospérité»

C’est à se demander quand ils seront satisfaits. Probablement jamais.

Et alors…

Alors trois choses pour éviter toute confusion. Tout d’abord, il ne s’agit pas ici de prétendre que tous les néolibéraux ne font cela que pour leur avantage personnel. Certains le font, bien sûr. Je suis peut-être naïf, mais je pense encore que la majorité d’entre eux le font par conviction, par idéologie, pensant vraiment que leur modèle est le meilleur, même si aucun fait n’appuie leur conclusion.

Ensuite je ne dis pas que l’aide aux entreprises est à proscrire. Certains exemples que j’ai donnés sont même acceptables. Sauf que cette aide doit être mieux ciblée et ne doit pas se faire en diminuant les programmes sociaux ni aux détriments du bien-être des citoyens.

Finalement, je ne prétends pas que la situation est rendue invivable au Québec. Au contraire, notre société a su mieux résister à l’idéologie néolibérale que la plupart des autres sociétés, surtout en Amérique du Nord et même en Europe. Sauf, que les fausses idées néolibérales gagnent du terrain. On nous donne l’illusion que nous n’avons pas le choix de les appliquer, que notre «cote» financière va s’effondrer si nous les rejetons. Or, rien n’est plus faux.

Les pays qui appliquent ces solutions vivent presque tous des marasmes, des drames sociaux, de l’instabilité sociale. Ceux qui les ont rejetés, comme les pays scandinaves, sont tous mieux sortis de la crise que ceux qui ont adopté des mesures d’austérité. Alors, même si nous n’appliquons pas encore toutes ces mesures, la tendance actuelle est inquiétante. Nous allons dans la mauvaise direction.

Nous avons donc le choix. Et la solution est politique. Les néolibéraux ont convaincu les politiciens, de droite comme du centre, parfois même de gauche, que leurs solutions sont les seules possibles. On l’a vu, c’est faux. C’est à nous de nous impliquer davantage en politique et de mettre au pouvoir des politiciens qui réalisent que la solution ne passe pas par les mesures néolibérales que j’ai décrites, mais par des politiques au service du bien commun.

Comme le dit Jacques Généreux :

«Le pouvoir du citoyen n’est assuré qu’à la condition minimale d’être revendiqué par lui. (…) celui qui dénonce l’inanité de la politique ne peut ignorer que la politique demeure atroce dans la seule mesure où tous ceux qui la trouvent atroce, à commencer par lui-même, n’en font pas et s’en désintéresse.»

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55 commentaires leave one →
  1. 12 septembre 2011 13 h 20 min

    Comment se fait-il que ce très bon billet n’a pas encore eu de commentaires?

    Darwin, je trouve que tu as su très bien expliquer une question politique et économique complexe. Le tous en peu de mots. Bravo!

    «il ne s’agit pas ici de prétendre que tous les néolibéraux ne font cela que pour leuravantage personnel.«

    Moi je le prétends. Que cela soit inconscient ou conscient.

    «Mais alors, comment expliquer que nos banques aient eu besoin de tant d’aide de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et la Banque du Canada?«

    Je ne savais pas cela!?

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  2. 12 septembre 2011 13 h 27 min

    « Le tous en peu de mots«

    Je dois quand même préciser que ton billet est assez volumineux, mais il m’a paru court tellement je l’ai trouvé intéressant.

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  3. Benton permalink
    12 septembre 2011 14 h 19 min

    Il me semble que le but de la SCHL est d’aider les gens à accéder à la propriété malgré le fait qu’il n’ont pas la mise de fond nécessaire pour un hypothèque bancaire.

    C’est à ne pas confondre avec le fait qu’ils n’ont pas les reins assez solide pour emprunter.

    La perception que j’ai c’est que les banques semblent encourager les gens qui ont une mise de fond nécessaire pour une maison disons de $150 000 a allez vers une maison de $250 000, quitte à passer par la SCHL pour garantir le prêt.

    Il y a de l’abus quelques part et ce n’est pas du côté de l’emprunteur lorsque la banque fait miroiter que l’on peut se permettre une maison de $250 000!

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  4. 12 septembre 2011 17 h 58 min

    @ Yves

    «Comment se fait-il que ce très bon billet n’a pas encore eu de commentaires?»

    J’imagine que c’est parce qu’il faut le lire avant de le commenter! 😉

    «Le tous en peu de mots»

    Quand même pas loin de 1700…

    «mais il m’a paru court tellement je l’ai trouvé intéressant.»

    Merci!

    «Que cela soit inconscient ou conscient.»

    J’ai assez lu de textes de gens de droite pour penser que c’est très majoritairement lié à leur idéologie. En plus, cette idéologie est souvent à leur désavantage. D’où une question qui revient souvent : pourquoi les pauvres votent-ils à droite. C’est même le titre d’un livre (qui ne répond pas vraiment à la question…).

    «Je ne savais pas cela!?»

    Moi, si… En fait, le gouvernement avait autorisé en 2009 la SCHL à garantir des prêts jusqu’à concurrence de 125 milliards $!

    «Afin de faire face à ces difficultés temporaires sur le marché du crédit hypothécaire canadien, le ministère fédéral des Finances a annoncé en octobre 2008 la création du Programme d’achat de prêts hypothécaires assurés (PAPHA). L’objectif déclaré du programme est d’aider « les institutions financières canadiennes à se procurer des fonds à long terme qu’elles pourront mettre à la disposition des consommateurs, des acheteurs de maisons et des entreprises du pays »(1). De 25 milliards de dollars à l’origine, l’enveloppe totale du programme a été majorée à 75 milliards de dollars en novembre 2008, puis à 125 milliards de dollars lors du dépôt du budget de 2009.»

    http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/prb0856-f.htm

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  5. 12 septembre 2011 18 h 23 min

    @ Benton

    «Il me semble que le but de la SCHL est d’aider les gens à accéder à la propriété malgré le fait qu’il n’ont pas la mise de fond nécessaire pour un hypothèque bancaire.»

    À l’origine, oui, mais comme on peut le lire dans la citation que j’ai mise à la fin du dernier commentaire, l’objectif du programme en question est tout autre : « L’objectif déclaré du programme est d’aider « les institutions financières canadiennes à se procurer des fonds à long terme qu’elles pourront mettre à la disposition des consommateurs, des acheteurs de maisons et des entreprises du pays » Cela dit, on peut dire que cela a aussi pu aider des «gens à accéder à la propriété malgré le fait qu’il n’ont pas la mise de fond nécessaire pour un hypothèque bancaire».

    «Il y a de l’abus quelques part et ce n’est pas du côté de l’emprunteur lorsque la banque fait miroiter que l’on peut se permettre une maison de $250 000!»

    Tout à fait d’accord! La réglementation a été resserrée quelque peu en janvier dernier, mais pas assez à mon goût…

    «Le gouvernement fédéral a annoncé trois changements de règles. Le premier consiste à raccourcir à 30 ans la durée maximale des nouveaux prêts hypothécaires garantis par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). De plus en plus longue depuis quelques années, cette période d’amortissement allait parfois jusqu’à 40 ans lorsqu’Ottawa a décidé, en octobre 2008, d’y fixer un premier plafond à 35 ans.

    Ottawa réduit aussi le montant maximal pouvant être emprunté lors du refinancement d’une hypothèque. Ramenée de 95 % à 90 % de la valeur de l’habitation en avril dernier, cette limite est abaissée de nouveau à 85 % cette fois.

    Troisièmement, Ottawa cessera d’offrir une garantie d’assurance aux différentes formes de lignes de crédit garanties par l’habitation, telles que les marges de crédit hypothécaires. Au cours des dernières années, les Canadiens avaient de plus en plus recours à cette forme de crédit pour s’acheter des biens de consommation n’ayant souvent aucun rapport avec l’achat de leur maison, a expliqué hier en conférence de presse le ministre des Finances, Jim Flaherty.»

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/314879/emprunt-hypothecaire-les-nouvelles-regles-de-flaherty-sont-bien-accueillies

    Cela n’a pas empêché le prix des maisons à continuer d’augmenter depuis. Si les taux d’intérêts montaient (ce qui surviendra bien un jour), il pourrait y avoir l’éclatement d’une bulle immobilière. Même si ses conséquences seraient moins désastreuses que celle qui a éclaté aux États-Unis, cela ne ferait pas de bien…

    http://www.paperblog.fr/4786887/le-prix-des-maisons-existantes-continue-d-augmenter-au-canada/

    http://argent.canoe.ca/lca/affaires/canada/archives/2011/02/20110204-113532.html

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  6. 12 septembre 2011 21 h 12 min

    « Selon Généreux, l’objectif des néolibéraux n’est pas nécessairement d’affamer la bête, mais de la récupérer, de la détourner de ses objectifs pour que son action serve à protéger les entreprises et certains intérêts particuliers plutôt que le bien-être des citoyens »

    Je suis assez d’accord avec ça. J’ai déjà écrit quelque chose qui s’en approche Je disais

    « Ils sont socialistes entre eux, se relancent l’ascenseur, l’argent et ils nous vendent, à nous, le capitalisme. »

    « Ils » étant les riches et l’État..

    Y’a de quoi faire tourner le monde à droite, ils se disent « plus l’État est gros, plus elle vole pour donner aux riches », Ça rend la politique assez confuse. En tout cas ça embrouille les libertariens (je sais, il sont faciles à mélanger)….

    Exemple: Ils disent que l’entente Québec-Labeaume, c’est du socialisme….

    Autre point:

    Si on ramène à l’échelle des populations, les States étant 10 fois plus gros, le renflouement des banques s’équivaut à peu près non? 110 milliards vs 1200 milliards!

    J’aurais pas cru…

    Et excellent billet en passant.

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  7. 12 septembre 2011 21 h 33 min

    @ Koval

    «J’ai déjà écrit quelque chose qui s’en approche»

    Ça va en effet dans le même sens. Ce que tu dis caractérise aussi l’attitude des États-UNis quand ils imposaient le consensus de Washington (http://fr.wikipedia.org/wiki/Consensus_de_Washington ) aux pays pauvres, leur interdisant d’intervenir dans leur économie, mais faisaient (et font encore) l’inverse chez eux.

    «Si on ramène à l’échelle des populations, les States étant 10 fois plus gros, le renflouement des banques s’équivaut à peu près non? 110 milliards vs 1200 milliards!»

    Si je ne m’abuse, l’argent ne fut pas utilisé de la même façon. Ils ont beaucoup recapitalisé aux États-Unis (investissements directs) et il y a eu des achats de papiers pourris. Ici, on dirait que ce fut davantage des pr^ts et des garantis de prêts. Je ne connais pas les détails…

    N’empêche, cela montre que, malgré sa solidité, notre système a eu besoin d’aide. Tout le monde avait peur à un moment donné…

    «J’aurais pas cru…»

    Tu ne lis pas assez les libertariens! Eux en ont parlé en masse, surtout des 125 milliards$ réservés par la SCHL pour garantir des prêts. Mais, à ma connaissance, très peu de cet argent a été perdu, contrairement à ce que j’ai lu chez nos amis…

    «Et excellent billet en passant.»

    Merci!

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  8. 12 septembre 2011 22 h 24 min

    Tiens, un autre exemple du matraquage des concepts néolibéraux :

    «Les Ontariens peuvent dormir tranquilles, si l’on s’en tient aux promesses électorales sur le plan fiscal. Les trois principaux partis assurent qu’ils n’augmenteront pas les impôts, s’ils remportent les élections du 6 octobre.»

    http://www.radio-canada.ca/regions/ElectionsOntario2011/2011/09/10/002-elections-ontario-promesses-impots.shtml

    Couper des services, c’est bien, hausser les impôts pour s’assurer de les financer de façon équitable, c’est mal… Et c’est le journaliste qui écrit ça, probablement sans s’apercevoir qu’il véhicule ainsi une opinion et non un fait. Voilà de nos jours l’emprise de cette idéologie…

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  9. youlle permalink
    12 septembre 2011 22 h 25 min

    @ Darwin

    « «Comment se fait-il que ce très bon billet n’a pas encore eu de commentaires?»

    J’imagine que c’est parce qu’il faut le lire avant de le commenter!  »
    ====
    Quand le billet est concis même s’il est long, il faut réfléchir avant d’en ajouter, ce qui est impossible pour les libertariens.

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  10. 13 septembre 2011 5 h 20 min

    @ Youlle

    «il faut réfléchir avant d’en ajouter»

    Saine habitude!

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  11. 13 septembre 2011 9 h 44 min

    Tout à fait, ça vient avec: Les syndicats sont trop puissants, la fonction publique est non compétitive, bla bla bla….des idéologies qui se transforment en faits…ça a ben l’air que c’est ça l’art de la politique…

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  12. Benton permalink
    13 septembre 2011 12 h 59 min

    Pointer les syndicats, c’est comme pointer le toit lors d’une inondation!

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  13. youlle permalink
    13 septembre 2011 15 h 27 min

    @ Benton

    « Pointer les syndicats, c’est comme pointer le toit lors d’une inondation! »

    Très bonne comparaison.

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  14. 13 septembre 2011 17 h 56 min

    «Très bonne comparaison.»

    En fait, le toit n’empêche pas l’inondation, tandis qu’un syndicat protège de l’arbitraire patronal et évite les pires excès du capitalisme! 😉

    Tiens, d’autres lobbyistes miniers veulent aussi détourner la bête pour en profiter…

    «Plus tôt cet été, le directeur général du projet avait indiqué au Devoir que Goldcorp solliciterait l’aide de Québec pour la construction d’une route permanente de 60 kilomètres. Avec un minimum de quatre millions d’onces d’or à tirer du sol, le projet a actuellement une valeur brute de 7,2 milliards de dollars.»

    Boom minier: les lobbyistes s’activent
    Le Devoir a recensé une centaine d’inscriptions au registre québécois
    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/331290/boom-minier-les-lobbyistes-s-activent

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  15. youlle permalink
    13 septembre 2011 19 h 46 min

    « Boom minier: les lobbyistes s’activent »

    Bon ne me dites pas que l’on va attraper la maladie hollandaise nous aussi.

    On a charrié du fer, on charrie de l’eau et on va charrier plus d’or.

    Le tout à nos frais, bien entendu.

    Maudit qu’on va en faire de l’argent.

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  16. 13 septembre 2011 20 h 23 min

    @ Youlle

    «Bon ne me dites pas que l’on va attraper la maladie hollandaise nous aussi.»

    J’imagine que vous blaguez…On l’a déjà grâce à l’Alberta et à Terre-Neuve! Et ce n’est pas quelques petits milliards $ d’or qui vont l’activer davantage (ou si peu…). Non le problème n’est pas là, mais dans le don de nos ressources à des firmes (surtout étrangères).

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  17. 13 septembre 2011 21 h 24 min

    Tant qu’à y être, le gouvernement devrait construire lui-même la mine et l’extraire… tout en versant les profits à l’entreprise!

    J’oubliais, au Québec, ont n’a pas l’expertise pour exploiter des mines, ni pour les rendre profitables.
    Notre expertise semble se limiter à construire des routes! (Et ça tombe bien, dans le nord, on a pas a construire des viaducs!!!)

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  18. 13 septembre 2011 21 h 29 min

    @ Benton

    «Notre expertise semble se limiter à construire des routes! (Et ça tombe bien, dans le nord, on a pas a construire des viaducs!!!)»

    😆

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  19. 13 septembre 2011 21 h 55 min

    Mais il y a une rivière à tous les 5 kilomètres!
    Bon, OK, j’exagère un tantinet…

    Bref, pas de viaducs, mais plein de ponts.

    C’est vrai qu’un bloc de ciment qui tombe sur un brochet, ça passe inaperçu et même le Journal de Mourial ou de Labeaumeville n’en parle même pas!

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  20. 13 septembre 2011 22 h 02 min

    Le gouvernement peut toujours faire faire les pont en PPP comme la A25.

    Par besoin de mettre un poste a péage avec un type dedans dans le fin fond du nord… seulement envoyer une facture du péage par la poste… plus $5 de frais d’administration!

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  21. 13 septembre 2011 22 h 10 min

    «plus $5 de frais d’administration!»

    Et, ils essaieront de se plaindre…

    http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/08/30/008-pont-peage-25-attente-colere.shtml

    «Concession A25, l’entreprise qui gère le pont à péage entre Montréal et Laval, est débordée de courriels et d’appels téléphoniques. Plusieurs automobilistes reçoivent des avis de non-paiement alors qu’ils ont déjà acquitté leur facture. Selon la direction de Concession A25, des retards et des imprévus dans la gestion des dossiers et surtout une demande inattendue d’inscriptions ont provoqué un véritable fouillis administratif.»

    C’est tellement plus efficace, le secteur privé…

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  22. youlle permalink
    13 septembre 2011 23 h 15 min

    @ Darwin

    « Non le problème n’est pas là, mais dans le don de nos ressources à des firmes (surtout étrangères). »

    Quelqu’un peut-il nous dire comment sa paye les ressources au Québec?

    Bon J’aurais dû écrire combien sa nous coûte.
    ===
    « C’est à nous de nous impliquer davantage en politique … »

    Sa fait partie de l’éducation des enfants. Malheureusement depuis 30 ans ce point à probablement été négligé.

    Les filles ici au dépanneur ne sont même pas capables de faire la différence entre provincial et fédéral.

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  23. 13 septembre 2011 23 h 35 min

    @ Youlle

    «Sa fait partie de l’éducation des enfants.»

    Actuellement, trop d’entre eux se font dire que les politiciens sont tous pareils, que ce sont tous des pourris et que cela ne donne rien d’en appuyer un plutôt qu’un autre. C’est à se demander si certains n’ont pas intérêt à nous faire penser ça… (c’est une blague, quoique…)

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  24. 13 septembre 2011 23 h 49 min

    Plus les gens se désintéressent des politiciens, plus ils se désintéressent de la politique, plus il y a d’abstention aux élections, plus la droite en tire profit.
    Il faut leur donner cela, ils ont des moyens et sont organisés…

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  25. 14 septembre 2011 7 h 09 min

    «plus il y a d’abstention aux élections, plus la droite en tire profit.»

    C’est ce que je sous-entendais…

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  26. 16 septembre 2011 18 h 30 min

    Dans ce billet, j’ai écrit : «On diminue les impôts personnels et les impôts des sociétés et on augmente les taxes et les tarifs.»

    Statistique Canada a diffusé ce matin un communiqué sur les Frais de scolarité universitaires.

    «Les étudiants canadiens qui se sont inscrits à temps plein à un programme de premier cycle ont payé en moyenne 4,3 % de plus cet automne en frais de scolarité pour l’année universitaire 2011-2012 qu’ils ne l’ont fait un an plus tôt. Cela fait suite à une hausse de 4,0 % enregistrée en 2010-2011.»

    http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/110916/dq110916b-fra.htm

    On peut voir à http://www.statcan.gc.ca/pub/62-001-x/2011007/t040-fra.htm que l’Indice des prix à la consommation canadien n’a augmenté que de 114,1 à 114,4, soit une inflation de 0,3 % (!) entre 2008 et 2009 et de 114,4 à 116,5, soit une inflation de 1,8 % entre 2009 et 2010.

    Entre les 7 premiers mois de 2010 et 2011, l’inflation fut plus élevée, soit en moyenne de 2,9 %, ce qui est tout de même bien inférieur au taux d’augmentation des droits de scolarité (4,3 %).

    On le voit, le transfert des impôts vers les tarifs ne se fait pas qu’au Québec…

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  27. 22 septembre 2011 22 h 01 min

    J’écrivais dans le billet : «Ceux qui les ont rejetés, comme les pays scandinaves, sont tous mieux sortis de la crise que ceux qui ont adopté des mesures d’austérité.»

    Danms un article de ce matin du Devoir, on peut lire, au sujet de l’«efficacité» du plan d’austérité en Grande Bretagne: :

    «Selon des statistiques officielles publiées hier, ce déficit a atteint 13,8 milliards de livres (21,5 milliards $CAN) pour le seul mois d’août. Soit plus de deux milliards supplémentaires par rapport à son niveau un an plus tôt, avant la mise en oeuvre de coupes budgétaires draconiennes.

    Les bibliothèques municipales ferment par centaines, les allocations sociales diminuent et 110 000 emplois ont été supprimés pendant l’été dans le secteur public. Mais les dépenses de l’État semblent à peine s’en ressentir, malgré une légère baisse sur les cinq derniers mois cumulés.»

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/331886/grande-bretagne-la-strategie-de-l-austerite-ne-donne-pas-les-resultats-souhaites

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  28. 25 septembre 2011 10 h 20 min

    Aitre excellent article du Devoir sur la récupération de l’État par le privé:

    Le terreau fertile d’un État amoindri
    Le rapport Duchesneau mesure l’impact de la perte d’expertise
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/332137/le-terreau-fertile-d-un-etat-amoindri

    Extraits:

    «Tous les ministères et organismes gouvernementaux sont à pied d’oeuvre pour revoir leur mission afin de faire de plus en plus appel au secteur privé. Ils fournissent également une liste des partenaires privés potentiels.»

    «Il [le ministre des Transports] a même mis en place, en 2004, dans une vision partenariale, un comité de concertation qui a les allures d’un club privilégié de firmes de génie-conseil afin de déterminer la façon dont sont octroyés les millions de dollars d’investissements dans les travaux routiers.Le privé ne gravite plus autour de l’État, il y a élu domicile.»

    «L’une des recommandations du grand patron de l’Unité anticollusion [Jacques Duchesneau] est justement d’endiguer la perte d’expertise professionnelle au profit des firmes privées. Faut-il réembaucher? Le ministre des Transports, Pierre Moreau, qui se démène dans la tourmente qu’a provoquée le rapport Duchesneau, ne s’engage à rien.»

    «On pourrait soupçonner une infiltration, voire une prise de contrôle de certaines fonctions de l’État ou des municipalités, comme celle de l’octroi de contrats publics», peut-on lire dans le rapport Duchesneau.»

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  29. 25 septembre 2011 14 h 37 min

    J’aime beaucoup cet article que je le comprends d’autant plus que ces derniers jours j’ai bataillé avec des libertariens sur plusieurs blogs.

    Pour exemple à la lecture d’un article qui commençait ainsi « Les gauchistes du Québec et d’ailleurs font souvent référence à la Suède comment étant le système quasi-idéal. Selon eux,… ». Je me suis alors renseigné sur la suède pour me faire une idée.

    Il est vrai que suite à la récession de 1993, la libéralisation de l’économie suédoise a entraîné une vrai dynamique dans ce pays attaché à son modèle d’Etat providence, fortement syndiqué (moins maintenant) ce qui fait que la dette est passée de 78% du pib en 1993 avec un maxi en 1994 à 84% pour passer à 41% pour 2012. A la simple observation de cet indice, cet effort qui ne s’est pas fait sans sacrifice, j’ai été très étonné de constater que l’OCDE dans sonétude économique dela Suède 2011 demandait à ce pays encore plus de libéralisme, entre autre de nouvelles réformes des systèmes de prélèvements et de prestations sociale.

    Cet exemple permet d’illustrer ce que vous dites « Et, pendant ce temps, les lobbys néolibéraux du Québec ne sont toujours pas satisfaits… C’est à se demander quand ils seront satisfaits. Probablement jamais. » C’est archi vrai!!!

    Par ailleurs, en continuant à batailler, je me suis penché sur l’économie américaine toujours à l’aide du site de l’OCDE et je me suis aperçu que sur la période 2001-2009 correspondant à la présidence de Georges Bush, la politique économique a consisté a diminuer les recettes fiscales, a augmenté les dépenses des administrations publiques et a laissé filer la dette publique. En fait j’avais réussi à identifier la supercherie de cette politique de droite républicaine mais sans comprendre vraiment cette stratégie qui consiste à affamer la bête et puis la récupérer. Maintenant, je suis affranchi.

    Encore bravo! tout comme vous je me demande pourquoi les pauvres votent à droite?

    Certainement parce qu’ils sont devenus pauvres durant la période de gauche. Ils ont subit lentement mais sûrement, l’appauvrissement et l’exclusion car le délitement de l’Etat providence n’était plus en mesure de prendre tout le monde à charge.

    Pour ma part, j’ai du mal à concevoir la gauche. Elle est bien souvent exclusive et néglige l’économie dans son besoin de flexibilité. La seule réponse que j’ai trouvé au libéralisme rampant, c’est le principe de l’allocation universelle et si vous voulez vous faire une idée, cliquez sur le lien suivant: http://www.inegalites.fr/IMG/pdf/Van_Parijs-2.pdf

    Bonne continuation!!!

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  30. 30 septembre 2011 3 h 03 min

    « Certainement parce qu’ils sont devenus pauvres durant la période de gauche. »

    Le problème, c’est que la pauvreté n’augmente que dans des périodes de droite, et plus encore dans les périodes de néolibéralisme.

    En réalité, c’est que la droite a un discours populiste et simpliste qui touche bon nombre de gens, sans compter la facilité de trouver des causes et coupables facilement identifiables. De plus, ils martèlent le clou que l’intelligence n’égale pas le bon sens!

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  31. the Ubbergeek permalink
    6 décembre 2011 18 h 36 min

    To be fair, plus il y a d’abstentions, plus les RADICAUX tendent à voter, ou plutôt, leur importance grimpe… Le frousse dù au FN en France il y a quelques années par example…

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  32. the Ubbergeek permalink
    6 décembre 2011 18 h 38 min

    Moi, j’appelle cà l’économie, et l’Économie.

    La gauche aime bien le premier, mais pas le deuxième. (Et honêtement, moi aussi.)

    Benton, ‘to be fair’, il y a un populisme de gauche simpliste des fois aussi – Chavez et ses âneries par example…

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  33. 6 décembre 2011 23 h 17 min

    Bizarrement, malgré le pétrole du Vénézuela, le pays était continuellement endetté et dépendant du FMI. Il reste que c’est sous le « règne » de Chavez que le Vénézuela s’est acquitté de sa dette et s’est affranchit du FMI.

    Pas mal pour un gauchiste simpliste….

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  34. 7 décembre 2011 0 h 38 min

    @ Benton

    Et le coefficient de Gini a baissé…

    Cela dit, je n’approuve pas tout ce qu’il fait et surtout pas tout ce qu’il dit!

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  35. 7 décembre 2011 0 h 53 min

    Je ne donne pas le bon Dieu sans confession à Chavez (une tendance au culte de la personnalité qui n’est pas signe avec le temps) mais selon le site de la CIA, l’indice GINI est passé de 0.495 en 1998 à .410 en 2009.

    Par contre, les États-Unis était à .408 en 1997 et à .450 en 2007.

    Par ses commentaires, il ferait un candidat potentiel pour les républicains!

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  36. 7 décembre 2011 1 h 01 min

    @ Benton

    « l’indice GINI est passé de 0.495 en 1998 à .410 en 2009.»

    Merci! Ça confirme ce que je disais!

    Mais, attention aux comparaisons des coefficients de Gini. Il en existe des tonnes : avant impôt, après transferts, après transferts et impôt (le plus utilisé et le plus pertinent), selon les personnes, les familles, les ménages… J’ai ai vu un aujourd’hui qui tient conpte des services publics! Génial! J’en reparlerai sûrement!

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  37. the Ubbergeek permalink
    7 décembre 2011 1 h 33 min

    Vraiment? Le type est autocratique et manipule les médias, les autorités, etc…

    Se méfier des donnés de son pays, prendre avec grain de sel.

    Il est pas un dictateur, mais un autocrate.

    Je suis triste de voir que les crimes de gauche sont encore excusés.

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  38. Benton permalink
    7 décembre 2011 12 h 12 min

    C’est drôle, j’ai plus tendance a me méfier de la manipulation des médias américains sur Chavez et le Vénézuela.

    Le Vénézuela s’est réapproprié ses richesses au dépends des firmes américaines et des intérêts stratégiques américaine.

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  39. the Ubbergeek permalink
    7 décembre 2011 22 h 14 min

    Benton, ca vaut des deux cotés.

    C’est comme croire Greenpeace sans questions, quand il est connus qu’ils aurient manipulés des trucs.

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  40. the Ubbergeek permalink
    7 décembre 2011 22 h 15 min

    Il est triste de voir que quand des crimes, violations, infractions et cie son commis par la gauche ou autre ‘rebelles’, ils semblent ‘moins graves’.

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  41. the Ubbergeek permalink
    7 décembre 2011 22 h 16 min

    Les chiffres sont surement manipulés des deux cotés.

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  42. 7 décembre 2011 22 h 32 min

    Que la CIA affirme que le Vénézuela est un pays plus équitable que les États-Unis d’Amérique, il y a une manipulation qui m’échappe!

    Sans doute que la CIA est infiltrée par des agents étrangers.
    McCarthy, ou es-tu ?

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  43. 7 décembre 2011 22 h 43 min

    Un mensonge reste un mensonge et c’est agaçant tout comme c’est agaçant un type qui ronfle mais ça porte moins a conséquence que le type qui tient le volant… ronfle!

    Même si Greenpeace ment quelque part, reste que ce n’est pas eux qui au final émets de la pollution….

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  44. 7 décembre 2011 23 h 05 min

    « Il est triste de voir que quand des crimes, violations, infractions et cie son commis par la gauche ou autre ‘rebelles’, ils semblent ‘moins graves’. »

    Encore de la morale! C’qu’il y a de bien sué bloyes, c’est que ça me dispense d’aller à la messe!

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  45. 7 décembre 2011 23 h 08 min

    Geek

    Vous m’avez l’air de mettre Chavez au même rang que Kadhafi, comment vous en êtes arrivé à ce constat?

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  46. 27 mars 2012 19 h 28 min

    «Tout cela nous indique que l’affirmation de l’ALEC selon laquelle elle se bat pour un rôle limité du gouvernement et des libres marchés est hautement trompeuse. Dans une large mesure, cette organisation recherche non pas un gouvernement limité mais un gouvernement privatisé, dans lequel les entreprises font des bénéfices grâce à l’argent des contribuables, de l’argent conduit à eux grâce à des hommes politiques très arrangeants. En bref, l’ALEC ne se soucie pas tant que ça de promouvoir les libres marchés, elle a bien davantage à coeur de faire la promotion d’un capitalisme de copinage.»

    Krugman semble d’accord avec Généreux et avec moi!

    Des lobbyistes, des armes et de l’argent

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