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La dissociété

21 septembre 2011

La dissociété est un livre de Jacques Généreux que je viens de terminer. Il s’agit d’un des livres qui m’a fait le plus réfléchir sur la condition humaine. Je ne prétends nullement pouvoir résumer ce livre d’une très grande richesse. Je vais me contenter de présenter l’objet du livre.

Égoïste ou altruiste?

Le majeure partie du livre consiste à une «enquête» visant à déterminer le caractère fondamental de l’être humain. Est-il un être égoïste ou individualiste comme le postulent les tenants du néolibéralisme et du libertarianisme, ou un être essentiellement social et altruiste comme le croient les militants communistes?

Cette question est en effet incontournable pour déterminer si l’être humain est mieux adapté à un monde centré sur l’individualisme, la concurrence généralisée, même au plus jeune âge, ou si au contraire il est plus à l’aise dans un monde où ses aspects individuels sont réfrénés pour mettre l’accent sur son côté altruiste.

Pour l’auteur, il est clair que l’être humain est les deux à la fois. Il est en partie centré sur lui-même et en partie centré sur les autres. Ce n’est que dans l’harmonie entre ces deux facettes de lui-même qu’il peut se réaliser entièrement. Ces deux parties de lui-même ne sont nullement conflictuelles, mais se complètent l’une l’autre. Par exemple, on ne peut développer une solide estime de soi que si on sent l’approbation de son entourage.

Sa démonstration au chapitre 9 est lumineuse. Se basant sur les travaux de nombreux biologistes et autres scientifiques, il y raconte l’histoire de l’évolution humaine, bien loin du cliché de l’homme prédateur. Au risque de simplifier, en voici un résumé.

Les premiers humanoïdes étaient des animaux étranges. Contrairement à bien des espèces, ils n’étaient pas adaptés à un milieu précis (arbres, jungle, plaines, etc.). Cela leur conférait une grande liberté, mais aussi un grande vulnérabilité. En plus, le gros cerveau de leurs enfants jumelé au bassin relativement étroit de la femelle forçait un enfantement «prématuré», laissant le nouveau-né hyper fragile, ne pouvant par exemple se lever avant une dizaine de mois, alors que les autres mammifères le font après 10 secondes…

Cette fragilité empêchait la femelle de pourvoir à ses besoins et à ceux de son rejeton, et «forçait» le mâle à rester avec sa petite famille. Sans arme naturelle (dentition, force physique ou corne), sa survie dépendait de la cohésion des membres du groupe et du contrôle de son agressivité. Heureusement, il a développé un autre type de moyen de défense et d’attaque, la communication. En effet, aucun mammifère ne possède cette aptitude à un niveau même approchant. Seul, il est mort. En groupe, il survit… prospère et occupe bientôt toutes les régions du monde connu…

L’individualisme que la société néolibérale valorise tant est donc bien récente dans l’histoire humaine. Le mode de vie actuel ne représente que quelques secondes par rapport aux heures où l’être humain a dépendu des autres dans son groupe de chasseurs-cuilleurs. Son développement et sa survie ont toujours été liés à son individualité renforcée par la cohésion du groupe. Et, c’est encore le cas aujourd’hui, où la compétition forcée et l’exacerbation de la notion de responsabilité individuelle le rongent quotidiennement. Ce n’est pas à cause de la société qu’un pauvre est pauvre, selon le néolibéral, c’est de la faute de l’individu, que de sa grande faute…

Penser comme Rousseau que l’homme est un individu qui signe un contrat avec la société est pour Généreux un non-sens. Jamais l’homme ne fut un individu séparé de la société en mesure de signer un contrat avec une partie de lui-même comme si elle lui était extérieure! Sur ce sujet, que je n’ai qu’esquissé et sûrement un peu dénaturé, Généreux conclut avec une citation de l’éthologue Boris Cyrulnik pour bien montrer que l’équilibre entre l’indivualité et l’altruisme est essentiel pour l’être humain :

«Tout est inné et acquis, car tout comportement repose sur une base biologique et aucune aptitude innée ne peut s’épanouir en dehors d’une communication avec autrui.»

Le caractère fondamental de l’être humain peut sembler peu important dans le débat politique et économique, mais il l’est. Toutes les théories politiques et économiques reposent sur cette question. Certaines mêmes prétendent que l’être humain est parfois altruiste (en famille, par exemple), mais tout à fait égoïste ailleurs où il doit se transformer en un guerrier prêt à faire face à la concurrence féroce de ses semblables. Dans cette optique, ses gestes dits altruistes ne seraient accomplis qu’en fonction de ses intérêts personnels. L’égoïsme est d’ailleurs à la base de la théorie économique classique, qui prétend que cet égoïsme permet de maximiser le bien-être collectif… grâce à la main invisible! On en rit, mais c’est justement cette théorie qui domine actuellement le monde politique et économique.

Dissociété, hypersociété et totalitarisme

L’auteur se demande ensuite si les systèmes philosophiques et politiques correspondent aux caractéristiques de l’être humain, soit un être à la fois centré sur lui-même et sur les autres. C’est en fait rarement le cas. Il élabore alors sur les divers types de déséquilibres qu’on peut observer entre ces caractéristiques et les systèmes politiques.

La dissociété est l’état d’une société qui étouffe les aspirations altruistes et sociales de l’être humain, enflant au contraire ses aspirations individualistes. C’est le cas des sociétés dominées par l’idéologie néolibérale qui ne valorisent que la compétition entre les citoyens et la responsabilité individuelle. Compte tenu du titre du livre, on ne sera pas surpris d’apprendre que la dissociété est le type de société que Généreux analyse le plus à fond.

L’hypersociété, c’est l’inverse. Il s’agit d’une société qui étouffe les aspirations individualistes de l’être humain et ne glorifie que ses aspirations altruistes et sociales. Ce serait par exemple le cas dans le communisme intégral tel que rêvé par Karl Marx.

Finalement, le totalitarisme est un système qui étouffe à la fois les aspirations altruistes et individualistes de l’être humain. Généreux donne l’Allemagne d’Hitler et la Russie de Staline comme exemples de totalitarisme.

Pour Généreux, tous ces modèles ne respectent pas les caractéristiques de l’être humain et débouchent par le fait même sur des sociétés inhumaines.

La quête du progrès matériel

Pour Généreux, la quête du progrès matériel demeure l’objectif de la plupart des systèmes proposés par les partis politiques, qu’ils soient basées sur le néolibéralisme, la social-démocratie, le socialisme ou le marxisme. Seule «l’efficacité comparée des moyens mobilisés» sont différents.

Le développement durable des écologistes vise souvent le même objectif, soit pouvoir continuer à produire davantage en s’assurant que les générations futures puissent aussi le faire. Mais, parmi tous ces mouvements et partis politiques, bien peu revendiquent, comme Généreux le fait, que «la quête des liens vaut mieux que celle des biens». Dans ce sens, bien des socialistes et écologistes visent la «croissance soutenable, pas la société soutenable». À ce sujet, il ajoute :

«Rien n’est en effet plus contraire au progrès humain que le développement soutenable d’une société inhumaine!»

Puis, il conclut :

«On ne sort de l’alternative dissociété/hypersociété qu’en reconnaissant l’indissociabilité de nos aspirations ontogéniques à «être soi, pour soi» et à «être avec et pour autrui», qu’en acceptant la permanence de la tension entre ces aspirations.»

Et alors…

Ce bouquin est probablement celui qui m’a fait le plus réfléchir à la question de la décroissance et à la perversité de notre société qui vise une croissance sans fin, un progrès matériel qui ne pourra jamais nous satisfaire pleinement. Il explique magistralement l’inconfort que je ressens quand je lis par exemple que des parents magasinent dès la naissance d’un enfant une école privée qui lui permettra de se démarquer des autres, ou que les enfants doivent apprendre à compétitionner contre les autres dès le plus jeune âge et surtout à l’école pour pouvoir s’habituer à le faire avant d’entrer sur notre marché du travail où la «réussite» dépend en premier lieu, disent-ils, de son aptitude à concurrencer les autres et de son attitude de «gagnant». Le succès des «écoles à trois ans» me désolent tout autant. «Elle préfère jouer!» se plaint la mère d’une petite fille de 5 ans… Je la comprends (la fille, pas la mère!)! Et que dire de l’adage «il n’y a pas d’ami en affaire». Pourquoi???? Parce qu’en affaire, on peut tout se permettre, mais pas avec un ami avec lequel on a des liens?

Par contre, comme le dit lui-même Jacques Généreux, il est difficile de s’imaginer un monde différent qui serait basé sur ces principes aussi éloignés de ceux qu’on connaît. Un monde si différent nous apparaît immanquablement utopique, car le monde dans lequel on vit nous semble le seul à être «vrai». Pourtant, il n’est qu’un accident de l’histoire et n’existe que depuis une seconde par rapport au temps que l’être humain a vécu en société de chasseurs-cueilleurs… Il ne s’agit bien sûr pas de chercher à régresser à cette époque, mais de chercher à vivre dans une société qui respecte notre caractère fondamental, soit d’«être soi, pour soi» et d’«être avec et pour autrui». Vivre dans un monde qui ne le respecte pas, n’est-ce pas cela qui devrait nous paraître insensé et irréel?

Si le sujet vous intéresse, mais que vous hésitez à lire les quelque 600 pages (format livre de poche) de ce bouquin, je vous suggère de prendre connaissance de ce résumé de 12 pages.

J’entame son livre suivant, L’autre société. Ensuite, ce sera La grande régression.

Je reviendrai sûrement en parler…

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56 commentaires leave one →
  1. 21 septembre 2011 7 h 25 min

    Intéressant, bon billet. Cela complète, surtout, éclairci et met des mots sur ce que je pense.
    De l’information qui aide à comprendre on en reçoit pas à tout les jours. Merci.

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  2. 21 septembre 2011 7 h 28 min

    «Cela complète, surtout, éclairci et met des mots sur ce que je pense.»

    Dans mon cas, cela a même ébranlé certaines de mes convictions. J’ai toujours vu l’être humain trop taré ou égoïste pour vraiment créer une société où l’entraide se marie avec l’individualisme. J’en suis moins sûr maintenant…

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  3. Fogg permalink
    21 septembre 2011 8 h 21 min

    Intéressant comme billet, mais avant de me permettre de commenter j’aimerais lire le résumé de 12 pages que vous avez mis en lien. Malheureusement, je ne peux y accéder car l’adresse que vous faites référence indique « 503 Service Unavailable ». Suis-je dans l’erreur ?

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  4. 21 septembre 2011 8 h 29 min

    «J’ai toujours vu l’être humain trop taré ou égoïste pour vraiment créer une société où l’entraide se marie avec l’individualisme.«

    Pourtant, il y a de nombreux exemples dans l’histoire, à petite échelle, oui, mais il y en a.

    «J’en suis moins sûr maintenant…«

    Mais, pour que cela s’étendre à grande échelle, voir un pays, même un continent complet, moi je n’y crois pas encore. J’aimerais, mais c’est trop utopique pour moi.

    C’est bizarre, on dirait quand il est en petite communauté l’homme est plus porté à s’entraider, aussitôt qu’ils deviennent plus nombreux, assez pour former une ville, les hommes sont portés sur l’individualiste, alors, c’est la loi de la jungle qui l’emporte.

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  5. 21 septembre 2011 8 h 48 min

    @ Yves

    «on dirait quand il est en petite communauté l’homme est plus porté à s’entraider»

    Généreux parle abondemment de ce phénomène dans «L’autre société». Même dans La dissociété, il distingue la dissociété interindividuelle, dont je parle dans le billet, et la dissociété intercommunautaire, qui se produit entre les différentes communautés d’une même société. Ça, on le vit en masse au Québec!

    Et attention, il insiste sur le fait de ne pas confondre les concepts de communauté et de société. Une communauté peut aussi bien être basée sur des liens familiaux et ethniques que sur des liens de loisirs, professionnels, politiques, etc. En fait nous appartenons tous à de nombreuses communautés. Et c’est entre autres l’ensemble de nos appartenances à ces communautés qui nous distingue et forme notre individualité.

    J’arrête là pour tout de suite!

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  6. youlle permalink
    21 septembre 2011 12 h 03 min

    @ Darwin

    Je n’ai pas encore lu votre billet. Je réagis simplement à votre phrase et c’est très personnel.

    « J’ai toujours vu l’être humain trop taré ou égoïste pour vraiment créer une société où l’entraide se marie avec l’individualisme. J’en suis moins sûr maintenant… »

    Moi j’ai toujours perçu que l’être humain est un être social, il est fait pour vivre en société et sa survie en dépend.

    Mais il y aura toujours des ours pour détruire la ruche, une société bien organisé.

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  7. 21 septembre 2011 12 h 23 min

    @ Fogg

    Bienvenue ici! Veuillez noter que le premier commentaire en voyé sur ce blogue est automatiquement mis en attente de lecture. Vos prochains commentaires seront affichés directement.

    «Suis-je dans l’erreur ?»

    Malheureusement pas… Il y était pourtant encore hier soir quand j’ai vérifié mes liens. Même le site principal n’est plus accessible. Je l’ai trouvé ici:

    http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:TLRSM5NTzY0J:cdesoran.org/doc/dissociete.pdf+jacques+g%C3%A9n%C3%A9reux+la+dissoci%C3%A9t%C3%A9+pdf&hl=fr&gl=ca&pid=bl&srcid=ADGEEShLATtLqHZqEfTVrJl6rsYUvTFbd6dd9T5mSloC2ecSAhRmJXvtW0UzSIlXkoJZq4lEuvq0hlEpBJtl4dzUUWYJVbJzCQxbFzjMJyGug2_4DviDih5Sw-mcy9ZHRJrqSkUgRprR&sig=AHIEtbSZQa0a5_h-iOSnhQ7TeJgD4VXY5w

    Mise à jour (19 h 45): Le lien original semble être revenu :
    http://cdesoran.org/doc/dissociete.pdf

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  8. Benton permalink
    21 septembre 2011 13 h 08 min

    « L’individualisme que la société néolibérale valorise tant est donc bien récente dans l’histoire humaine. »

    Il faut avoir un certain « moyen » pour vivre son individualisme, c’est-à-dire ne pas s’inquiéter de son prochain repas, d’avoir un toit sur la tête, d’être en sécurité, bref, ne pas s’inquiéter du lendemain…

    Paradoxalement, notre droit à l’individualisme se renforce lorsqu’on risque de perdre l’un ou l’autre de ces acquis de base… et certains forment une « communauté » pour réclamer… plus d’individualisme!

    C’est comme le suicide qui devient un « moyen » lorsque nos besoins de base ne causent pas problème et devient plus évident lorsqu’on risque de perdre ces besoins.
    Un somalien ne pense pas au suicide, la nature humaine étant qu’en tout manque, le mode survie embarque….

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  9. 21 septembre 2011 16 h 46 min

    Ce texte invite à une intéressante réflexion.

    L’homme naît égocentrique. Je le sais, il y a 3 bébés de moins de 20 mois dans la famille, et ils sont tous très dépendants! L’homme (au sens générique) est d’abord récepteur, avant de devenir adulte; il devient alors donneur.

    L’homme libertarien, n’est-ce pas à sa manière un bébé qui refuse de devenir adulte et de partager à son tour? N’est-ce pas une sorte de bébé qui refuse de retourner l’ascenseur, une fois qu’il en a l’occasion?

    = = =

    Si les premiers humains avaient appliqué les principes économiques prônés par stephen Harper et les tasses de thé républicaines aux USA, la tribu n’aurait pu survivre. Elle n’aurait pu chasser le mammouth, car tous les javelots et autres armes offensives auraient appartenu à un seul seul troglodyte! Elle n’aurait pas davantage, et pour les mêmes raisons, affronté le smilodon (tigre à dents de sabre). Bref, sans son côté grégaire et son habileté à partager des objectifs communs, notre ancêtre aurait disparu sans descendance…

    L’homo libertarianus (la particule ANUS est malheureusement, ici, l’effet du hasard!) ne pourrait jamais survivre dans cette jungle, avec son sacro-saint principe du « chacun pour soi ». L’empire ne survit que parce que un minimum de richesse est partagée. Dès qu’il ferme le robinet, l’empereur est condamné à disparaître. S’il n’avait pas accepté de laisser des armes entre les mains des plus faibles, et s’il avait voulu les conserver toutes (et conserver toutes les femmes!) pour lui-même, l’homme des cavernes se serait éteint.

    On crée et on multiplie le feu (la lumière, la chaleur) en le partageant. Dire que certains estiment qu’on crée la richesse en la gardant pour soi…

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  10. 21 septembre 2011 19 h 46 min

    Darwin,

    Je suis instinctivement en accord avec votre billet. Je ne suis rien sans l’autre. J’ai imprimé le résumé et je vous remercie de votre pertinence usuelle. Je me retranche dans mon antre pour cogiter.

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  11. 21 septembre 2011 20 h 08 min

    @ Benton

    «Il faut avoir un certain « moyen » pour vivre son individualisme»

    Et ces moyens viennent des autres et ça prend les autres pour produire les biens et services qu’on peut acquérir avec ces moyens pas du tout moyens!

    «certains forment une « communauté » pour réclamer… plus d’individualisme!»

    Ça fait longtemps que je remarque ce paradoxe! Cela revient un peu à ce que j’écrivais : «on ne peut développer une solide estime de soi que si on sent l’approbation de son entourage.». Ces individualistes se regroupent entre autres pour avoir cet assentiment!

    «C’est comme le suicide (…)»

    Je partage votre point de vue, mais me demande jusqu’à quel point la dissociation liée à la montée du néolibéralisme n’expliquerait pas en partie la montée du stress, des dépressions et autres burn-out, le mal-être et autres maux dits modernes…

    @ Papitibi

    «L’homme naît égocentrique.»

    J’ai déjà observé la même chose et lu à ce sujet. Cela dit, seul, cet égocentrisme ne durerait pas longtemps! Il faut aussi tenir compte du fait que l’humain naît beaucoup plus tôt dans son développement que les autres mammifères et n’a pas à la naissance tous les outils pour percevoir le monde extérieur.

    «Si les premiers humains avaient appliqué les principes économiques prônés par stephen Harper et les tasses de thé républicaines aux USA, la tribu n’aurait pu survivre.»

    Je pense même que si on les suit tous, nous ne survivrons pas tous…

    @ maxmtl

    «Je suis instinctivement en accord avec votre billet»

    Ce qu’il y a de bien avec le livre de Généreux, c’est qu’il permet de mettre des arguments et surtout des faits autour de cet instinct. J’ai déjà écrit dans un billet (je ne me souviens plus lequel ou lesquels…) qu’il est ridicule de dire que les gens qui reçoivent de l’aide sociale sont dépendants. C’est ridicule, car nous sommes tous dépendants les uns des autres. Comme je l’ai écrit plus tôt dans ce commentaire, «ça prend les autres pour produire les biens et services qu’on peut acquérir avec ces moyens pas du tout moyens!». Sans l’apport des autres, du fric, de l’or ou du pétrole, ça ne vaut rien.

    «je vous remercie de votre pertinence usuelle »

    Comme je l’ai écrit dans le billet, cette approbation est bonne pour mon individualisme! 😉

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  12. lesmotsleschoses permalink
    21 septembre 2011 21 h 20 min

    Belle présentation d’un auteur que je ne connaissais pas et dont la pensée semble beaucoup rejoindre la mienne. Je vais essayer de mettre la main sur un de ces livres.

    Après avoir lu ton billet, j’ai lu ces articles du Devoir Même dureté, mêmes critiques ou celui-ci Le gouvernement Harper dépose son projet de loi omnibus sur la criminalité. J’ai eu la réflexion que ce sont possiblement les mêmes caractères fondamentaux qui s’exercent ici vis-à-vis les criminels et les délinquants. Est-ce qu’il n’y a pas dans cette volonté de punir en enfermant l’individu, en l’effaçant en quelque sorte, une attitude égoïste? L’attitude plus altruiste consisterait plutôt ici à faire en sorte que la société produise moins de criminels. Je poursuis ma réflexion…

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  13. 21 septembre 2011 22 h 04 min

    Intéressant billet en effet, il y a ce manifeste pour l’économie humaine du même auteur qui est disponible, je ne l’ai pas lu mais je le ferai…

    http://www.adelinotorres.com/economia/Jacques%20G%C3%A9n%C3%A9reux-Manifeste%20pour%20l%C2%B4%C3%A9conomie%20humaine-EM%20FRANC%C3%8AS.pdf

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  14. 21 septembre 2011 22 h 06 min

    L’homme libertarien, n’est-ce pas à sa manière un bébé qui refuse de devenir adulte et de partager à son tour? N’est-ce pas une sorte de bébé qui refuse de retourner l’ascenseur, une fois qu’il en a l’occasion?

    Une belle piste pour un PhD en anthropologie Papi, très très intéressant!

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  15. 21 septembre 2011 22 h 14 min

    C’est très intéressant comme observation, en effet, il faut savoir que l’homo libertarianus a fini par dégénérer, aujourd’hui, on les appelle les bonobos…

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  16. 21 septembre 2011 22 h 27 min

    @ Koval

    «il y a ce manifeste pour l’économie humaine du même auteur qui est disponible, je ne l’ai pas lu mais je le ferai…»

    C’est un des meilleurs textes que j’ai lus sur l’économie. Je l’ai fait lire à plein de monde. C’est d’ailleurs avec ce texte que j’ai connu Jacques Généreux, et cela explique que j’ai lu plusieurs livres de lui.

    Un peu dans le même genre, mais du Québec je te conseille aussi Pour une autre vision de l’économie du collectif Économie autrement

    J’ai écrit aux auteurs pour les féliciter et parler du manifeste de Jacques Généreux : ils le connaissaient très bien!

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  17. 21 septembre 2011 22 h 56 min

    @Darwin 20h08
    « il est ridicule de dire que les gens qui reçoivent de l’aide sociale sont dépendants. C’est ridicule, car nous sommes tous dépendants les uns des autres. »

    = = =

    Quand on y pense, il n’y a pas beaucoup de différence entre un prestataire d’aide sociale et un propriétaire d’entreprise. Tous les deux vivent du travail des autres, après tout. La différence, c’est que le propriétaire d’entreprise, lui, il peut « choisir » les ceusses dont il va profiter du travail, et déterminer (jusqu’à un certain point) le niveau de ce qu’il va pouvoir tirer de leur travail.

    Heureusement que les dretteux qui fréquentent ce blogue sont peu nombreux (et plus articulés que la moyenne des dretteux obtus); sinon, mes propos me vaudraient d’être lapidé et accusé de groucho-marxisme! 😉

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  18. 21 septembre 2011 23 h 07 min

    @ lesmotsleschoses

    Tout d’abord, je veux dire que tes commentaires (le même deux fois) se sont retrouvés dans les «indésirables». Habituellement, ce sont les pourriels qui se retrouvent là… Je pense que c’est à cause des mauvais codes html. J’ai mis les bons…

    «Je vais essayer de mettre la main sur un de ces livres.»

    Bonne initiative! 😉

    «J’ai eu la réflexion que ce sont possiblement les mêmes caractères fondamentaux qui s’exercent ici vis-à-vis les criminels et les délinquants.»

    Je viens d’écrire un court billet ce soir un peu sur ce thème! Car, Généreux en parle dans La dissociété (à moins que ce soit dans L’autre société que j’ai terminé avant-hier…).

    «Est-ce qu’il n’y a pas dans cette volonté de punir en enfermant l’individu, en l’effaçant en quelque sorte, une attitude égoïste?»

    Je crois, comme Généreux, que c’est davantage lié au concept de la responsabilité individuelle. Mais, comme l’égoïsme, cela demeure fondé sur une attitude basée sur l’individualisme.

    «L’attitude plus altruiste consisterait plutôt ici à faire en sorte que la société produise moins de criminels.»

    Bien d’accord. Mais, pour en arriver là, il faut reconnaître la responsabilité sociale, et non seulement individuelle.

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  19. 21 septembre 2011 23 h 20 min

    @ Papitibi

    « sinon, mes propos me vaudraient d’être lapidé et accusé de groucho-marxisme!»

    Bof… J’ai hésité longtemps à parler de capitalisme et de néolibéralisme dans mes billets. Merde, c’est de ça qu’il s’agit! On n’est pas pour s’autocensurer pour ceux qui nous couvriront de toute façon de quolibets!

    «Tous les deux vivent du travail des autres, après tout.»

    Les plus parasites de tous, pour moi, sont les gens qui font des fortunes avec la finance! Il ne produisent rien d’utile, c’est même parfois le contraire, comme on l’a vu! Je parlerais bien aussi des rentiers, dans le sens que Keynes donnait à ce terme. mais ce terme porte trop à confusion. Reste que ceux qui font de l’argent avec l’argent sont les pires.

    Un propriétaire d’entreprise peut avoir travaillé, lui!

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  20. 22 septembre 2011 8 h 26 min

    J’écrivais hier :
    «Je (…) me demande jusqu’à quel point la dissociation liée à la montée du néolibéralisme n’expliquerait pas en partie la montée du stress, des dépressions et autres burn-out, le mal-être et autres maux dits modernes…»

    Aujourd’hui, la Presse publie justement un article sur le sujet :

    Un travailleur sur cinq en détresse
    «Chaque jour, près d’un travailleur sur cinq se présente à son poste en détresse psychologique sérieuse»
    «Les réponses tendent à démontrer un lien entre la précarité d’emploi et la détresse psychologique.» Plus les liens entre les travailleurs et l’emploi est ténu, plus il y a de détresse. C’est un signe de dissociation net entre «être soi, pour soi» et «être avec et pour autrui» et de compétitivité entre les travailleurs

    «Plus de 7% des travailleurs rapportent souffrir de symptômes dépressifs qu’ils associent directement à leur travail. »
    «Plutôt que de prendre du repos, certains se tournent vers les pilules: les chercheurs estiment que plus de 400 000 travailleurs québécois ont régulièrement recours à des médicaments pour réduire leur anxiété, se remonter moral ou aider à dormir.»
    «Plus de 528 000 travailleurs subiraient en outre du harcèlement psychologique au travail.»
    «Le Conseil du patronat, la Fédération des chambres de commerce, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et l’Association des manufacturiers et exportateurs ont rejeté en bloc, hier, les conclusions de l’étude.

    Sans remettre en cause sa méthodologie, ils déplorent qu’un document financé par la CSST et les fonds publics «nuise de façon aussi marquée à la perception que les Québécois sont susceptibles d’avoir des conditions de travail existantes au Québec».»

    On nie les faits…

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  21. 22 septembre 2011 16 h 51 min

    Cher Darwin, je vous proposerais de lire Prosperity Without Growth: Economics for a Finite Planet de Tim Jackson qui présente les voies à développer pour mettre en place une économie où les gens prospèrent (financièrement et socialement) sans qu’elle soit en constante croissance. Il parle de décroissance, de découplage aussi…

    J’en parle plus en détails sur mon blog et il y a un lien vers sa conférence TED.

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  22. 22 septembre 2011 17 h 36 min

    « …ils déplorent qu’un document financé par la CSST et les fonds publics «nuise de façon aussi marquée à la perception que les Québécois sont susceptibles d’avoir des conditions de travail existantes au Québec». »

    Effectivement, si l’étude serait financé par le privé, tout irait bien dans le meilleur des mondes.

    Balayons la poussière sous le tapis, c’est dans l’intérêt des Québécois….

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  23. 22 septembre 2011 18 h 16 min

    @ Jean Philippe Martin

    «Cher Darwin, je vous proposerais de lire Prosperity Without Growth: Economics for a Finite Planet de Tim Jackson»

    Je l’ai lu dans sa version française (Prospérité sans croissance – La transition vers une économie durable) il y a quelques mois. J’ai bien aimé, en effet. J’avais l’intention d’en faire part ici, mais je ne l’ai pas fait assez vite, puis j’ai oublié! Et là, il faudrait que je le relise pour pouvoir en rendre compte. Cela dit, ses propos ressemblaient pas mal à un billet que j’avais écrit avant de le lire (Croissance ou décroissance?), même si je ne connaissais pas le terme «découplage»!

    Une de mes connaissances qui milite dans le Mouvement québécois pour une décroissance conviviale m’en avait parlé, mais était très critique envers ce livre…

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  24. 22 septembre 2011 18 h 20 min

    @ Benton

    «Balayons la poussière sous le tapis, c’est dans l’intérêt des Québécois….»

    Ils sont impayables! Ils ne critiquent pas l’étude, mais seulement ses conclusions! C’est assez hallucinant…

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  25. 13 octobre 2011 0 h 15 min

    Vraiment, depuis que j’ai lu ce livre, je vois des dissociés partout et j’entends plein de gens en parler, sans même qu’il s’aperçoivent qu’ils en parlent…

    Un film sûrement à voir…

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  26. 26 octobre 2011 18 h 04 min

    J’ai lu un autre exemple de la pertinence de ce livre aujourd’hui…

    Dans une série sur le stress dans la vie moderne, sujet déjà intimement relié à ce livre, le stress étant un syptôme de la dissociété, un des articles de Marie-Claude Malboeuf présente des conseils pour éviter le stress et ses conséquences. Un de ces conseils pourrait avoir été écrit par Généreux, tant il correspond à sa description de la dissociété et des choses à faire pour en sortir, soit «être soi, pour soi» (individualiste) et «être avec et pour autrui» (altruiste).

    «4. Cultiver son réseau social plutôt que de s’isoler. Cela contribue aussi à réduire la production d’hormones de stress. Les recherches démontrent par ailleurs que se confier à une femme est plus efficace que de se confier à un homme. Faire des gestes altruistes et s’occuper d’un animal a aussi un impact positif.»

    Faire des gestes altruistes, bref, se dis-dissocier!

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201110/26/01-4461184-comment-eviter-de-craquer.php

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  27. the Ubbergeek permalink
    26 octobre 2011 18 h 35 min

    Avoir des amis, se garder proche de la famille, les gens qu’on aime, c’est jamais mauvais!

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  28. 26 octobre 2011 19 h 26 min

    «Avoir des amis, se garder proche de la famille, les gens qu’on aime, c’est jamais mauvais!»

    Oui, mais, ce serait encore mieux que nos liens soient plus forts qu’actuellement en dehors de ce cercle!

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  29. 30 octobre 2011 0 h 52 min

    De Richard Bergeron, de Projet Montréal :

    «C’est une dénonciation globale des maux de notre société, a-t-il enchaîné. On est allé beaucoup trop loin du côté de l’individualisme, le moi hypertrophié. Est-ce qu’on pourrait revenir au nous?»

    Un autre qui constate la dissociété!

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  30. 10 août 2012 23 h 40 min

    @Papitibi et Darwin

    «L’homme naît égocentrique.»

    Vraiment? Je pense plutôt, un peu à l’instar de Jean-Jacques Rousseau, que l’empathie est innée chez les êtres humains. Et j’en pense à peu près autant de la volonté de faire le bien.

    Mais bon, tant qu’à parler philo, pensez-vous que l’amour (platonique ou non) est également inné?

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  31. 11 août 2012 1 h 34 min

    «’homme naît égocentrique»

    Avez-vous lu mon billet? J’y dis à peu prêt le contraire.

    Cela dit, je dois m’avouer flatté que vous visitiez ainsi mes vieux écrits!

    «pensez-vous que l’amour (platonique ou non) est également inné?»

    Euh…. Là, votre question me dépasse!

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  32. 11 août 2012 2 h 07 min

    Je lis toujours avant de commenter. Seulement, à la lecture de votre billet, j’en déduis ceci : l’homme a besoin des autres pour (sur)vivre. Ma question est plutôt : si l’homme était entièrement capable de se débrouiller seul, ressentirait-il tout de même le besoin inné d’aider ses semblables s’ils sont plus « faibles » que lui ou doit-il plutôt « apprendre » l’altruisme?

    « Cela dit, je dois m’avouer flatté que vous visitiez ainsi mes vieux écrits! »

    Je vous l’ai déjà dit : vous devriez publier un recueil! Vos billet sont de véritables perles.

    « Euh…. Là, votre question me dépasse! »

    Ouais je sais, je pousse un peu loin mais je serais curieux de vous entendre sur le sujet.

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  33. 11 août 2012 2 h 26 min

    «si l’homme était entièrement capable de se débrouiller seul, ressentirait-il tout de même le besoin inné d’aider ses semblables s’ils sont plus « faibles » que lui ou doit-il plutôt « apprendre » l’altruisme?»

    Si les choses étaient différentes, la conclusion ne serait plus la même! Ai-je vraiment besoin de présiser?

    Oui? Ben, comme l’homme ne PEUT PAS se débrouiller seul, il est inutile de se demander ce qu’il ferait s’il le pouvait…

    «Vos billet sont de véritables perles.»

    Celui-ci était vraiment bon!

    « je serais curieux de vous entendre sur le sujet.»

    Moi aussi!

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  34. 11 août 2012 2 h 34 min

    Bon on rigole, mais vous m’avez posé une question sérieuse…

    «pensez-vous que l’amour (platonique ou non) est également inné?»

    Et il demande ça à moi… J’ai moi-même de la difficulté à départager l’amour du désir, l’amour de la tendresse, la tendresse de l’amitié… alors savoir si tout ça est inné ou acquis, bof!

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  35. 11 août 2012 9 h 21 min

    @ papitibi
    « L’homme naît égocentrique. Je le sais, il y a 3 bébés de moins de 20 mois dans la famille, et ils sont tous très dépendants! L’homme (au sens générique) est d’abord récepteur, avant de devenir adulte; il devient alors donneur. » (21 septembre 2011)

    = = =

    Dans ma famille à moi, il y a 5 « bébés » de 2½ ans ou moins! Alors tu peux aller te rhabiller avec tes 3 bébés de 20 mois ou moins. Y a vraiment pas de quoi fouetter un chat.

    Trêve de plaisanterie: les deux aînées du groupe des cinq ne partagent pas beaucoup leurs jouets. Ni leur maman respective. Ni même leur papy! Plus je les observe, et plus ce comportement me semble inné. Question de confiance? Si je laisse la cousine s’amuser avec MON toutou ou MA poupée, est-ce qu’elle va vouloir me les rendre? Les notions de « prêt temporaire » et de « don permanent », c’est un peu vague à cet âge-là.

    Quand la confiance en l’autre s’installe, les bébelles changent plus facilement de mains!

    Ça me laisse sur l’impression que bébé, on veut posséder pour soi tout seul ce qui appartient à notre univers très limité:paires de bras réconfortantes,et peluches incluses. .

    Et ça, ça me semble inné. Mais je ne vais pas écrire une thèse de docte rat la-dessus.

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  36. Cynthia Dubé permalink
    11 août 2012 9 h 56 min

    « Pour l’auteur, il est clair que l’être humain est les deux à la fois. Il est en partie centré sur lui-même et en partie centré sur les autres. »

    C’est ce que je constate avec mes jeunes enfants. Quand ils se sentent menacés dans leurs possessions, ils sont très égoïstes et vivent une angoisse à l’idée de perdre leur jouet, leur maman, leur privilège. Mais quand ils voient de la tristesse chez un ami (qui n’a rien à voir avec eux, donc qui ne les menace pas), ils ressentent de la compassion et vont avoir des gestes tendres et généreux. L’accompagnement que nous leur offrons sera capital, mais le potentiel d’harmonie est là.

    Merci à pseudovirtuose d’avoir commenté puisque cela m’a permis de lire un billet d’avant ma rencontre avec ce blogue et ses auteurs. Et j’ai adoré ce billet en particulier.

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  37. 11 août 2012 11 h 27 min

    «C’est ce que je constate avec mes jeunes enfants. »

    Moi aussi. Généreux insiste beaucoup sur la complémentarité de ces deux aspects, mais aussi sur le fait que l’être humain n’a jamais été autonome avant de vivre en société. Il est né dépendant et le demeure toute sa vie.

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  38. 23 février 2013 18 h 30 min

    Un livre partant de la base : «L’homme est fondamentalement varié», égoïste et altruiste commence déjà avec une longueur d’avance. Je viens de lire «La juste part» dont le postulat de base, qui n’est même pas discuté, est que l’homme est tel que le décrit Hobbes et qu’il a donc besoin d’un léviathan (puis ils bifurquent vers l’économie libérale). Je ne connais pas grand chose en économie, mais je connais assez bien la philosophie pour dire qu’il est plus que douteux de baser une théorie économique sur Hobbes.

    J'aime

  39. 23 février 2013 19 h 10 min

    Je n’ai pas détesté La juste part. Même que je lui ai consacré un billet, mais seulement sur un chapitre du livre : https://jeanneemard.wordpress.com/2012/09/17/la-date-et-lannee-de-naissance/ . Mais, il est vrai qu’il n’est pas comparable en termes de profondeur avec la Dissociété.

    «Un livre partant de la base : «L’homme est fondamentalement varié», égoïste et altruiste commence déjà avec une longueur d’avance»

    C’est d’ailleurs ce postulat, et la façon dont il est démontré et développé, qui m’a séduit dans ce livre. Un des plus importants que j’ai lus.

    En passant, le premier commentaire envoyé sur ce blogue est toujours modéré. Ce ne sera pas le cas pour les prochains, à moins que vous utilisiez une autre adresse de courriel ou un autre nom…

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